10 octobre 2011

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Le petit fanzine illustré de La Frange, parce que c'est la fin, parce qu'on aurait fêté nos 2 ans mardi dernier et surtout parce qu'à défaut de plus être dans tes favoris, on pourra toujours être dans ta bibliothèque.

Tu peux te le procurer ici.

18 septembre 2011

6 septembre 2011

Obsessif


J'ai décidé d'arrêter les teens un soir de juillet. J'étais assez cuité pour faire honte à mon frère, et ce depuis déjà un bail. A vrai dire, j'ai pas vraiment décidé tout seul, j'ai pas eu trop le choix. Les teens avaient toujours été une idée stupide. Elles sont jolies et douces et fraîches et épilées et j'aime bien quand elles sourient et leur manière de se prendre pour des chiennes avant de faire l'étoile de mer. Mais en réalité, elles ont jamais vraiment rien fait pour moi, elles m'ont jamais vraiment aidé. Les teens avaient toujours été une idée stupide. Y'a pas vraiment d'issue à l'obligation de picoler pour être brillant et un roc et un bloc et faux et rayonner de mépris et sourire dédaigneusement. Y'a pas vraiment de bonheur à trouver dans ces parades ridicules où on tient avant tout à être jeunes et beaux et à prendre et à prendre et à prendre à en crever comme s'il y avait que ça qui comptait. L'internet, et ce qu'il a fait de nous, me fatigue. Les teens, et m'exhiber et être en représentation permanente de tout ce que je suis censé être, me fout sur les rotules. Les teens, c'est un kaléidoscope où il n'y a que moi et moi et moi et où rien d'autre n'a d'importance mais où je suis incomplet, où ne suis pas grand chose d'autre que du vent, où j'essaie de me prendre, de m'attraper et de me reconnaître, mais où je m'échappe parce que c'est une chimère et que c'est même pas vraiment moi qu'on veut mettre dans son pieu. Les teens, c'est ma peine.

Aujourd'hui, les choses ne sont pas tout à fait différentes. Il n'y a toujours que moi et moi et moi et moi dans mes cercles concentriques d'égo et de bile. Mais ça, c'est parce qu'il y aussi elle et elle et elle et elle, et que c'est moins pénible de penser à mon nombril qu'au sien. 



J'ai assez de souvenirs pour me passer d'espoirs, mais les gosses aux hanches longilignes qui me bouffent des yeux ne font pas le poids.

400.

Je me sens plutôt bien.

Justice - Audio, Video, Disco.

2 septembre 2011

workinprogress


J’aurais bien aimé que quelqu’un me prévienne qu’avec la sobriété reviendraient les crises de larmes, et les doigts qui crissent, pendant les trente dernières pages d’Echine. J’aurais bien aimé que quelqu’un m’avertisse, que ce serait terrible, le soir, pas dans la douce solitude solaire d’un après-midi de 15 août à brûler devant l’eau calme. J’aurais bien aimé que quelqu’un me rappelle que tout cela était avant pris par les glaces qui flottaient dans mon verre.
Soyons brûlamment honnêtes, et après ce mois passé à embrasser le cul des bouteilles, je sais de quoi je parle: personne ne boit parce qu’il se hait. Oh on le dit, je l’ai dit, ça sonne pas mal, c’est plutôt mélodramatique et tout mais c’est du vent, la dernière cartouche de gens désespérés, le dernier coup de ceux qui n’ont plus rien, méprisable et honteux, de la culpabilité.
Il est impossible de se haïr et d’aimer en même temps, puisque c’est la seule chose qui rende réellement heureux. Oui, il est assez horrible de se sentir si peu aimable, littéralement, quand quelqu’un vous dit, vous fait bien sentir qu’il ne vous aime pas de la même manière que vous. Mais je ne me déteste pas, je suis toujours le même, au fond, caché quelque part, celui qu’elle connaît. Alors, non, en vérité, je buvais parce que je l’aimais, genre mieux et plus que tout le monde, du moins aimé-je à le croire. Je buvais parce que je ne serais jamais vraiment à la hauteur, quoiqu’elle en dise, alors que j’étais déjà au plus haut de moi-même, et que tout ne pouvait alors qu’empirer et qu’il valait sûrement mieux précipiter ma chute. J’aimais son ventre et ses cicatrices et ses fesses et son nez et sa voix, ses faiblesses et puis tout le reste, plus et mieux que tout le monde, et je buvais parce que ça ne valait vraiment rien, et que ça faisait vraiment mal.
Ce matin, dans la lumière éclatante et triste de 7h du matin, je n’avais même plus le cœur de me préoccuper de ma dégaine de petit con. Je me suis senti bien seul, et tout ça m’a semblé bien dérisoire. Je n’ai pas énormément de certitudes sur la vie ni de grandes théories sur tout, mais en 2011, aimer et écrire sont surement les deux choses les plus vaines au monde.

25 août 2011

Post garanti 100% sincérité.


Mes précédents contacts avec la côte atlantique française n'auraient jamais pu passionner qui que ce soit : une ou deux leçons de surf à Hossegor à 10 ans, deux parties d'été à traîner avec les gens les plus bizarres de ma vie à La Baule, rien d'autre. J'étais donc content de me retrouver à Biarritz, cordialement invité parmi d'autres bloggers et gens qui ont laissé Internet s'immiscer un peu trop dans leurs vies, afin de voir si je n'étais qu'à des expériences chaotiquement ennuyeuses sur cette côte.
Le principe de base de ce voyage était plutôt simple : des bloggers, une compétition de surf féminine, deux jours que j'avais imaginé à me plaindre du soleil de plomb et à tweeter frénétiquement, ton consensuel activé ("oh, comme c'est génial" - 2 hours ago).

Mais la vie est beaucoup moins fun sans changements de plans, j'imagine, et la pluie qu'on avait quittée à Paris nous a suivi à Biarritz. Le Roxy Pro ne peut donc pas commencer, tant pis pour moi qui espérait enfin rencontrer / voir surfer l'une des 448 officieuses femmes de ma vie, la surfeuse hawaïenne Alana Blanchard (short rouge sur cette vidéo).

Il faut croire qu'on ne peut pas laisser une bande de bloggers presque influents s'ennuyer, si bien qu'on se retrouve emmené, sourire aux lèvres, au Musée de la Mer. Pour ceux qui me connaissent, vous savez à quel point j'aime les animaux en tout genre, et particulièrement marins. Impossible donc de me combler plus qu'en m'invitant voir des phoques et des requins marteaux. Tellement bien.

Je pourrais m'arrêter de raconter ce voyage ici et tout le monde comprendrait à quel point j'étais heureux. Mais non, j'imagine qu'on va me taper sur les doigts si je le fais.

Du coup, bim, me voilà au Ventilo Café, qu'un pote de Biarritz (que je salue au passage, tant il a sauvé ma soirée) me décrit comme l'un des endroits cools auquel il se passe toujours quelque chose, pour la "Surfer James Session", une soirée qui consiste globalement à écouter chanter des surfers en buvant de la bière. Bon truc de festivalier, j'aurais dû mettre des tongs. Et un short Billabong. Plus tard, la musique change, on entend "Barbra Streisand" deux fois, les filles parisiennes que l'on rencontre me demandent si je connais 1995. Malheureusement, oui.

Rentré à l'arrière d'un scooter de manière hyper illégale (la dangereuse vie des bloggers, oui), je me retrouve à m'endormir assez vite, prêt à attaquer la journée du lendemain.

Le réveil sonne comme toujours beaucoup trop tôt. Nous voilà partis pour la Cité de l'Océan et du Surf ; nouveau lieu fraichement ouvert par la ville, c'est joli, blanc et super interactif. Je ne vais pas vous parler d'architecture parce que cela ferait sûrement partir les 3 courageux restés jusqu'au bout de cet article, mais en gros ça ressemble à une vague qui se déroule. Chanmé, je le dis.
La visite est super cool et longue (mais jamais ennuyeuse), et le meilleur moment reste celui où nous nous retrouvons dans une reconstitution du poste de commande du Frans Hals (un bateau russe échoué sur la plage de Biarritz en 1996 qu'on imagine nommé d'après un footballeur allemand du Hambourg SV 1984) avant de nous faire surprendre par une tempête DE OUF. Ce truc défonce sérieusement.

(Je tiens à préciser que je ne m'appuie sur aucune note pour la rédaction de cet article et que tout est donc inscrit et ancré dans ma tête. Je vous défie de réussir la même chose.)

Après ça, c'est le retour, l'avion, l'arrivée à Paris sous une pluie qui ne nous aura jamais quittés. Biarritz, c'était bien, merci et on se revoit bientôt, sans gens d'Internet autour de moi.

Ps : à tous les mecs un peu pointilleux de l'éthique qui souhaiteraient profiter de cet article pour critiquer notre déontologie de bloggers qui acceptent des invitations cools, ne perdez pas de temps, on s'en fout.

Merci.

Pps : Première sortie du label Beats In Space, à venir. Une reprise d'Alain Souchon vraiment, vraiment, vraiment cool.

19 août 2011