24 août 2012

MTV


je lance un "yo!" à mes gars Vadim, Dimitri et Jantana. je lance un "yo!" aux gens qui verront ce post. faites moi signe, holla at me. 

la fin des vacances approche, looking forward to it, je ne sais pas pourquoi. sinon, je ne sais plus ce que ça écoute, un lecteur de la frange. jessie ware peut-être? ouais, jessie ware ça me semble bien la frange. 

regardez comme camille rowe est belle. c'est certainement la première fois qu'on poste une photo prise par terry richardson. 

ma petite amie me manque. elle est très belle elle aussi. elle rentre bientôt. 

10 octobre 2011

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Le petit fanzine illustré de La Frange, parce que c'est la fin, parce qu'on aurait fêté nos 2 ans mardi dernier et surtout parce qu'à défaut de plus être dans tes favoris, on pourra toujours être dans ta bibliothèque.

Tu peux te le procurer ici.

6 septembre 2011

Obsessif


J'ai décidé d'arrêter les teens un soir de juillet. J'étais assez cuité pour faire honte à mon frère, et ce depuis déjà un bail. A vrai dire, j'ai pas vraiment décidé tout seul, j'ai pas eu trop le choix. Les teens avaient toujours été une idée stupide. Elles sont jolies et douces et fraîches et épilées et j'aime bien quand elles sourient et leur manière de se prendre pour des chiennes avant de faire l'étoile de mer. Mais en réalité, elles ont jamais vraiment rien fait pour moi, elles m'ont jamais vraiment aidé. Les teens avaient toujours été une idée stupide. Y'a pas vraiment d'issue à l'obligation de picoler pour être brillant et un roc et un bloc et faux et rayonner de mépris et sourire dédaigneusement. Y'a pas vraiment de bonheur à trouver dans ces parades ridicules où on tient avant tout à être jeunes et beaux et à prendre et à prendre et à prendre à en crever comme s'il y avait que ça qui comptait. L'internet, et ce qu'il a fait de nous, me fatigue. Les teens, et m'exhiber et être en représentation permanente de tout ce que je suis censé être, me fout sur les rotules. Les teens, c'est un kaléidoscope où il n'y a que moi et moi et moi et où rien d'autre n'a d'importance mais où je suis incomplet, où ne suis pas grand chose d'autre que du vent, où j'essaie de me prendre, de m'attraper et de me reconnaître, mais où je m'échappe parce que c'est une chimère et que c'est même pas vraiment moi qu'on veut mettre dans son pieu. Les teens, c'est ma peine.

Aujourd'hui, les choses ne sont pas tout à fait différentes. Il n'y a toujours que moi et moi et moi et moi dans mes cercles concentriques d'égo et de bile. Mais ça, c'est parce qu'il y aussi elle et elle et elle et elle, et que c'est moins pénible de penser à mon nombril qu'au sien. 



J'ai assez de souvenirs pour me passer d'espoirs, mais les gosses aux hanches longilignes qui me bouffent des yeux ne font pas le poids.

400.

Je me sens plutôt bien.

Justice - Audio, Video, Disco.

2 septembre 2011

workinprogress


J’aurais bien aimé que quelqu’un me prévienne qu’avec la sobriété reviendraient les crises de larmes, et les doigts qui crissent, pendant les trente dernières pages d’Echine. J’aurais bien aimé que quelqu’un m’avertisse, que ce serait terrible, le soir, pas dans la douce solitude solaire d’un après-midi de 15 août à brûler devant l’eau calme. J’aurais bien aimé que quelqu’un me rappelle que tout cela était avant pris par les glaces qui flottaient dans mon verre.
Soyons brûlamment honnêtes, et après ce mois passé à embrasser le cul des bouteilles, je sais de quoi je parle: personne ne boit parce qu’il se hait. Oh on le dit, je l’ai dit, ça sonne pas mal, c’est plutôt mélodramatique et tout mais c’est du vent, la dernière cartouche de gens désespérés, le dernier coup de ceux qui n’ont plus rien, méprisable et honteux, de la culpabilité.
Il est impossible de se haïr et d’aimer en même temps, puisque c’est la seule chose qui rende réellement heureux. Oui, il est assez horrible de se sentir si peu aimable, littéralement, quand quelqu’un vous dit, vous fait bien sentir qu’il ne vous aime pas de la même manière que vous. Mais je ne me déteste pas, je suis toujours le même, au fond, caché quelque part, celui qu’elle connaît. Alors, non, en vérité, je buvais parce que je l’aimais, genre mieux et plus que tout le monde, du moins aimé-je à le croire. Je buvais parce que je ne serais jamais vraiment à la hauteur, quoiqu’elle en dise, alors que j’étais déjà au plus haut de moi-même, et que tout ne pouvait alors qu’empirer et qu’il valait sûrement mieux précipiter ma chute. J’aimais son ventre et ses cicatrices et ses fesses et son nez et sa voix, ses faiblesses et puis tout le reste, plus et mieux que tout le monde, et je buvais parce que ça ne valait vraiment rien, et que ça faisait vraiment mal.
Ce matin, dans la lumière éclatante et triste de 7h du matin, je n’avais même plus le cœur de me préoccuper de ma dégaine de petit con. Je me suis senti bien seul, et tout ça m’a semblé bien dérisoire. Je n’ai pas énormément de certitudes sur la vie ni de grandes théories sur tout, mais en 2011, aimer et écrire sont surement les deux choses les plus vaines au monde.