30 juillet 2011

Cci: Dimitri


Au début, je croyais pas trop trop aux conneries qu’il racontait. Il était sûrement pédé, puisqu’il se droguait pas. Tous ces trucs un peu trop sensibles sur l’amour qu’on regarde grandir, qui colore tout ce qu’on fait, qui devient merveilleux même si c’est de la merde, parce qu’on l'a fait en l’aimant et tout. Toutes ces histoires d’amour qui grandit dans l’absence, qui rend heureux par sa présence même là quelque part dans la tête ou la poitrine ou le bassin, concrètement, du matin au soir, mais qu’on veut partager au monde tellement qu’il est grand, tellement qu’il est beau. Finalement il avait raison, et moi je suis à la fois un enfant complètement paumé et ce type un peu con qui croît que son amour peut effacer toutes les barrières et tout, qui croit qu'il est plus fort, plus beau que tout. Y’a tellement de trucs qui me manquent et tellement de trucs que je veux lui dire que j’ose même plus lui parler, de peur de l’effrayer, sans trop savoir si c’est de moi ou d’elle qu’elle a vraiment peur.