5 décembre 2009

That kid's been stoned since the third grade

Les fins de vacances me donnent souvent envie de replonger dans des activités qui ne concernent pas l'éducation nationale. Si certains appellent ça procrastination, je préfère nommer mes passions extrascolaires comme un moyen de refaire la connaissance d'un genre cinématographique qui refait surface* : le teen movie.

S'ils mettent en scène les crises identitaires de certains, ils ont surtout démontré que les jeunes ont d'autres préoccupations que de rechercher un compagnon de spéléologie buccale pour une future prom night.
Certes, dans Fast times at Ridgemont high, c'est pas Sean Penn et sa coupe de surfeur cérébralement limité qui m'ont convaincue que l'adolescent lambda était habituellement torturé par les problèmes sociaux. C'est plus révélateur dans The Breakfast club par exemple.
Ce film a tellement marqué mon mardi après midi, parce que :

1/l'histoire implique 5 personnages aux personnalités antagonistes (et ouais) soit le cerveau, la prom queen, le délinquant, le quaterback et "la fille bizarre" (le genre à faire de la peinture avec ses cheveux). La morale suggère donc que même si tu passes plus de temps à lire des articles sur le langage binaire, tu peux quand même t'entendre avec la belle gosse qui possède une certaine accoutumance pour le lipstick et les sushis empaquetés.
2/c'est un répertoire à memorables quotes
3/ça donne envie de vivre dans les 80's, ne serait ce pour ne pas avoir à se coltiner un statut facebook ou update twitter "@ school w/ a damn hot prom queen"

A côté, c'est pas Virgin Suicides qui va me bouleverser. Okay, le puritanisme américain concilié au désir de liberté juvénile font pas bon ménage mais c'est vraiment une raison pour faire un film sur des entités dépressives qui gambadent dans l'herbe ? Et la coupe de Josh Harnett me fait penser à celles des bonnes femmes dans les tableaux moyenageux, j'ai toujours trouvé ça glauque. A la limite, Jake Gyllenghal a plus de swagger dans Donnie Darko malgré ses combinaisons squelettes et son pote imaginaire. Mais Donnie Darko part trop dans un délire existentialiste pour que je le mette dans ma catégorie des "teen movies trop frais".
Dans le genre "recherche bouleversante de mon identité", Mysterious skin relate l'histoire de Brian (note le nom pas du tout cliché) et de Neil interprété par Joseph Gordon Lewitt (le lover de 500 days of summer). Le premier est un geek à grosses lunettes qui croit avoir été enlevé par les petits hommes verts, le deuxième est une petite frappe, marginal qui est pas très axé sentiments (un peu comme Vadim S.) Les deux ont brusquement vu leur innocence dérobée et ils vont opérer un long cheminement pour trouver les bonnes réponses sur les 5h qui ont modifié leur vie.

Ce que je retiens de mon flashback sur ces vieux teen movies, c'est qu'ils posent de réelles questions sur la place du jeune dans la société mais surtout, que je n'irai pas voir Twilight.

(*le coffret "American Youth" d'Hedi Slimane qui réunit les teen movies préférés du photographe)

JNTN

3 commentaires:

Hans Killed Wildcat a dit…

L'HOMME COEUR pour toi

The Groovy Crusader a dit…

http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2009/11/24/Trois-Couleurs-Hors-serie-1

elen a dit…

le coeur pour mysterious skin, joseph gordon levitt, le coffret d'hedi, et les teen movies, et lafrange dans le même temps