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17 mars 2011

Le chemin de la première danse.

Comme souvent je passe ma soirée à renifler ce sous-vêtement qu'elle a oublié dans mon studio bordélique. Ce n'est pas une perversion de plus à mon palmarès ; si vous voulez tout savoir, c'est un soutien-gorge, un soutien gorge qui soutenait sa poitrine tellement fière qui a pointé avec arrogance devant mes yeux, plus d'une centaine de fois. Cette odeur me poursuit tout le temps, ce n'est pas un parfum, juste les propres émanations de son corps. Vous pouvez vous moquer mais à chaque fois que j'entends la première phrase de cette chanson de Kyo, je pense à lui, à elle.


Ok, c'est un groupe d'émos bourgeois qui a plus de 6 ans, mais ils ont trouvé la vérité en une seule phrase. Je continue à l'aimer, et je vais galérer à l'oublier. Je m'achète des fioles de Whisky au Super U du coin, je fume clope sur clope, et j'observe mon téléphone. Pas dans l'espoir de recevoir un coup de téléphone d'elle, mais un coup de bigot de mes "amis" pour sortir, me ruiner la santé avec différentes liqueurs et différentes choses à inhaler. C'est en partie pour cela qu'elle m'a quitté : l'incapacité d'assumer ma vie.

Le téléphone ne sonne pas, le téléphone ne sonne pas, le téléphone ne sonne pas, je vérifie qu'il n'est pas en silencieux, je bois une grande gorgée de 12 ans d'âge, je fais la grimace. Retour sur le téléphone, il ne sonne pas. "Sonne enculé, sonne".

Il est 00h30. Je me décide enfin à prendre mon GSM, je fouille le répertoire, je n'ai qu'à appeler une pétasse, une ragasse de bas niveau comparée à elle. Ce serait trop facile et puis c'est elle que je veux, c'est cette grande brune beaucoup trop maline pour moi. Je réfléchis, 20 minutes passent, j'appelle un pote qui a toujours quelque chose à faire mais jamais de crédit. Bingo, il est en soirée et me propose de le rejoindre en s'excusant mille fois de ne pas m'avoir prévenu. Je m'en tape, je le laisse parler et le préviens à l'avance que je n'ai pas une thune et que je viendrai qu'avec une fiole. Il s'en fout et me donne l'adresse.

1h00 du matin, pas de métro, il faut que je me rende dans le troisième. C'est à 15 minutes de chez moi, j'y vais, Ryan Leslie m'accompagne.

Je suis dans l'appart. Comme toujours, des petites meufs, toutes aussi bonnes qu'inintéressantes. Les plus "smart" sont les meufs des potes, politesse mais c'est pas elles qui me feront oublier.

La soirée bat son plein, je me rends compte que je suis sorti chargé, le pistolet plein, ça me bloque, je n'ai pas envie de parler aux gens. J'ai cette tension sexuelle en moi qui crée une distance avec les autres, je ne peux faire qu'observer, c'est ce qui lui avait plu à elle, mon côté malsain quand je ne parlais pas. Est-ce que ce don du ciel peut plaire à quelqu'un d'autre?

Je t'entends, toi, au fond de la pièce : tu parles trop fort, tu vis trop pour que je te porte de l'attention et ton discours sur ton envie permanente de prendre de la coke me gave à un point inimaginable. Par contre, ta copine, la jolie brune qui ne parle pas et est exaspérée par le fait que tu tires la couverture vers toi, connasse, et qui doit se demander pourquoi elle t'a suivie. Pourquoi elle t'a suivie alors qu'elle connaissait pertinemment tes objectifs en venant ici : te faire tirer, connasse.

Cette fille discrète me rappelle mon ex, elle ne parle pas, mais elle transpire l'intelligence. Je ne sais pas comment l'aborder, m'asseoir à côté d'elle serait une bonne chose. Je me lève. Je m'approche d'elle, je lui tends une clope, elle la refuse. Je ne sais plus quoi lui dire, tout s'emballe. Les autres ont vu mon approche, ils en rigolent discrètement et je fais semblant de ne pas relever. Je suis assis entre la connasse et le substitut de mes amours perdues. Merde, elle a une odeur particulière comme mon ex, elle lui ressemble tellement que j'aimerais lui parler comme je lui parlais à elle.

Une demi-heure passe, les autres ont tous une paille dans la gueule, je refuse toutes les invitations, j'ai pas envie de m'enfoncer, elle aussi refuse et décide de me parler. Une phrase, juste une phrase.
"Je ne sais pas ce que je fous là, ils sont tous détestables, j'suis pas à ma place, et puis cette conne qui se fait passer pour mon amie ne pense qu'à se faire tirer. Putain, elle peut pas être autre chose qu'une chatte?"

Je souris poliment. Merde, j'ai fait un transfert, elle est Mélissa. J'entame la discussion, elle ne me répond que du bout des lèvres sans jamais développer aucune de ses réponses. Mes questions sont toutes de plus en plus connes. Je bois de grandes gorgées de whisky pour essayer de trouver du courage et de la conversation. Ca ne sert à rien, j'suis une loque, j'ai rien à dire à part parler de mes problèmes, d'amours qui disparaissent. Eurêka, je vais lui parler de ça : de toute manière, je ne pourrai pas l'emmerder plus avec mes problèmes qu'avec mes questions débiles.

Je lui crache tout, je le vomis, je suis à deux doigts de chialer en lui racontant le mal que je lui ai fait, à Mélissa, et lui racontant le mal qu'elle est supposée m'avoir fait. La brunette n'a aucune réaction, elle m'écoute. Ca dure presque une demi-heure, je finis ma conversation par "et toi, t'es une meuf dégueulasse et stricte?". Ah ça y est, elle m'a souri une fois, enfin c'est ce qu'elle m'a semblé faire. Pour seule réponse à ma question, elle se lève et se dirige vers la cuisine.

Elle revient quelques minutes plus tard. Pendant ce temps, j'ai eu le droit aux railleries de mes potes, et surtout une réflexion de LA CONNASSE DE LA SOIRÉE, qui me prévient avec son vocabulaire de chagasse que sa copine "ne baise pas". Pauvre conne, si tu savais, c'est pas ce que je recherche. Et si j'avais voulu niquer, tu aurais été la proie la plus facile à ma disposition, sale pute. J'aurais gardé mes fantasmes les plus horribles, juste pour ton corps infesté de MST.

Elle se rassoit à côté de moi, et me demande de la raccompagner chez elle. Elle ne supportait plus cette ambiance en avait déduit que moi non plus ; elle avait senti que les conversations sur les derniers deejays berlinois n'étaient pas tellement ma came. Ni une, ni deux, je récupère ma veste, je remplis ma fiole de sky avec le reste de la bouteille d'or brun que j'avais planqué à mes pieds et salue le groupe que j'entends déjà jacter et se frotter les mains, se dire que je ne les ferai plus chier avec Mélissa.

Nous voilà dans la rue, cours de la Liberté, la liberté mon cul, je sais que ce transfert émotionnel est aussi dégueulasse que ces jeunes cons qui recherchent un père en boîte de nuit, je sais que je me fous dans la merde à la raccompagner. Je lui demande de quel côté on doit se diriger, elle me répond instinctivement "c'est chez toi, tu sais où aller". Et merde, je vais la ramener chez moi, j'ai pas envie, j'ai pas envie, j'ai pas envie, j'ai pas envie. Mon visage trahit mon sentiment, elle sourit, c'est la deuxième fois de la soirée, et rajoute "ne t'inquiète pas, on ne couchera pas ensemble". Je rougis.

On s'avance dans la nuit, les toxicos de la guillotière font toujours autant de bruit, elle n'a pas peur, elle me demande si j'habite loin, et m'avoue qu'elle me voyait plus habiter dans le sixième arrondissement avec ma dégaine, ou alors dans le premier pour mon côté "jemenfousjesuismieuxquevousmalgrélesproblèmesdemavie" et les photos qu'elle avait vu de moi sur les réseaux sociaux. Ah, on y vient, tu savais dès le départ, tu savais où je traînais ma carcasse, pù je me rendais minable. Elle savait tout ce que j'avais bien voulu partager avec vous, elle connaissait même mon prénom, alors que moi, non.

On arrive chez moi, elle entre, rigole et se moque de moi, mon appartement ressemble à un décor de série AB. Le cliché de l'appartement de célibataire, la vaisselle n'est pas faite mais est dans un bordel organisé, les bouteilles d'alcools plus ou moins forts se partagent l'étage avec la bible, le micro-ondes et différents ouvrages de qualité médiocre.

Ca la fait marrer, beaucoup trop à mon goût, je le prends mal. On décide de regarder la télé, série de merde, cacahuètes, et quatre verres de whisky maximum, ce n'est plus la même, elle ne se gêne plus pour faire la conversation. Elle me raconte tout et n'importe quoi, comment elle avait connu sa copine la connasse, elle m'avoue même son propre prénom : Marie, c'est beau comme prénom, Marie, je vous épargnerai toute blague sur la Bible, et sur Trintingnant. Bref, au bout de quelques heures elle me propose de nous coucher mais me fait prometre de garder un short et un maillot, ainsi que de lui donner un tee-shirt pour remplacer sa robe noire si discrète. On se couche, j'observe le plafond en me convaincant de ne pas tout gâcher, pas cette fois, jusqu'à son ultime provocation, où elle pose sa tête sur mon torse. Merde, ça fait des jours que je n'ai pas eu un tel contact avec une fille. C'est beau, je ne mettrai pas longtemps à m'endormir.

Quand je me suis réveillé, il n'y avait plus personne, plus rien qui aurait pu faire acte de sa présence. Juste un numéro à dix chiffres sur un carton alimentaire, mais elle est stupide : j'aurais pu le jeter, et qui a dit que je voulais la rappeler, qui a dit que je voulais la revoir, hein? Ca suffit ces conneries, ça serait trop facile de redevenir addict, putain.

2 juin 2010

Une piste à suivre.


Je suis dans les transports en commun. Un bus, un métro, un tramway, une carriole, prenez ce qu'il vous plait, j'en ai rien à foutre peu m'importe. De mon côté, je n'utiliserai pas le terme métro ou tramway mais traquenard. Une personne est entrée dans ma vie comme elle est entrée dans cette boite, l'air de rien. L'air de rien, elle a soulevé majestueusement sa jambe droite pour franchir la porte grande ouverte, sa jambe gauche suivant sa consoeur dans une sorte d'élan fraternel avec violons, tambours et trompettes en bande originale. Le chef d'orchestre coordonnait le tout, prenant soin de ne pas aller ni trop vite ni trop lentement. Rien ne paraît faire flancher ou réagir la mystérieuse personne qui a eu, dès que son pied gauche fut posée, la main mise sur cette espace dont je faisais partie, comme un hold-up prémédité. Aucune possibilité d'appeler la sécurité, aucun foutu bouton rouge pour lancer une alarme silencieuse et rameuter le GIGN.

On était tous comme des cons, tous à sa disposition, nos vie, nos morts, nos visages décomposés. Autour de cette arrivée à la fois fracassante et langoureuse, tous les regards se sont agités, le mien subitement, comme captés par un mouvement furtif, une ombre qui serait passé dans notre dos à la lumière d'un réverbère. J'ai rien pu faire, j'étais pourtant sûr de ne pas pouvoir me retrouver dans un tel engrenage, un casse de transport en commun. Ma mère m'avait prévenue qu'il "faut que tu fasses attention. Parfois, il y a des mauvais gens". Ma voyante, cette sale conne, elle m'avait pas dit, elle avait pas compris mes lignes de main. Non vraiment, car j'ai été énervé après coup d'avoir mis 50 billets pour seulement savoir que j'allais réussir professionnellement et devenir pauvre alors que j'en avais rien à secouer. Ce traquenard dans lequel j'étais pris, c'est ça la vie, c'est ça qu'elle aurait dû prévoir, c'est ça qu'elle aurait du me dire. Ma mère, je lui pardonne, elle était trop vague.

J'étais sûr de l'avoir aperçu le premier avant qu'elle est eut ce putain de mouvement de balancier qui hante désormais ma mémoire, si naturel et pourtant si complexe à reproduire pour une femme. Elle s'est alors doucement posée, son corps plaqué contre une de ces vitres que j'enviais, ses jambes fines en croix, doucement bronzées, qui semblaient te dire "fais péter ton portefeuille, j'ai un rencard, magne, ma collègue m'attend en voiture au coin de la rue". Ces jambes en croix, ça m'a tué. Elle était l'archétype, le stéréotype - n'importe quel mot en type qui vous conviendra, de l'envie contre la vulgarité, cette dernière se faisant battre à plate couture. K.O. Aucun mouvement brusque de tout le trajet, seulement un jupe légère volatile qui flottait selon les souhaits hasardeux de la vitesse et de ce pervers de vent. J'étais transporté, je ne savais plus trop pourquoi j'étais dans cette boite qui roulait à toute allure vers une destination qui me paraissait maintenant inutile. Qu'est ce que je foutais là déjà ?

On dit qu'on utilise que 10% de ce cerveau. En comparaison avec l'entrée de cette magnifique blonde, je devais être aux alentours de 2%, et encore. Complètement ivre mort, je n'essayais pas de chercher mes clés mais bien les vagues souvenirs de mon ancienne existence, celle d'avant cette rencontre du 3ème type : un trajet, une carte d'identité, j'en avais même oublié mon nom et ma fonction dans ce bas monde tel un Jason Bournes sans muscle. Avant de sortir, elle m'a jeté un regard, ce qui m'a fait renaître, puis assassiné quand elle est sortie. Le métro, maintenant que je me souviens où j'étais, c'est comme une roulette russe et pour tout vous dire, je me suis pris une balle en pleine tête. Un éclair, puis la nuit. Pendant quelques unes de ces nuits, j'étais dans le coma, voyant seulement le film de ces quelques minutes recommencer à en devenir cinglé, à tuer son chat et à mettre du papier cul dans un frigo.

Mon colocataire anglais n'a pas compris pas ce qui m'est arrivé même si j'essayais péniblement de trouver des mots valables qui lui fasse voir un beau dessin de ce que j'avais vécu. Rien à faire, il est décidément trop con. J'ai même essayé de lui traduire du Baudelaire. Deux semaines après, je suis parti voir un psychologue dans le Nevada. Rien n'a fonctionné .J'ai du alors prendre les grands moyens et engager les mecs qui ont joué dans Eternal Sunshine of Spotless Mind et, cette fois-ci, ça a marché, tous mes souvenirs ont été supprimés de la carte de mon cerveau. C'était assez facile pour eux, je n'avais aucun objet, aucun souvenir ayant appartenu ou ayant un rapport avec ma vision. J'ai donc oublié. Jusqu'à maintenant, là, dans le même métro que j'avais pris il y a deux ans. Elle est réapparue, toujours aussi longue, mince, en douleur majestueuse.

Less Unless - Civil Civic

(Egalement sur Soundcloud)

(Credits photo: Bao Tu Ngoc)

24 mars 2010

Si on boit du vin arabe et qu'on mange du jambon, est ce que tout se sépare dans notre estomac?


Elle était pleine de promesses cette soirée. Un retour à la normale, à l'année dernière même si la déco a changé et que j'ai dorénavant des plantes vertes et un vrai canapé. Une bouteille au frais et l'autre dans la main pour parler de tout et de rien. Rire aux éclats, critiquer les gens, faire de beaux projets, se dire que finalement c'est chouette de se retrouver. Pas seulement là, mais de se retrouver, sincèrement. Sortir dans les rues, ne pas se formaliser du regard des gens principalement celui de l'Autre (sans citer les noms ça complexe la chose), s'en foutre de tout. Comme le dit la chanson ou je ne sais quoi "les méchants c'est pas nous". A ce stade de l'article je sens bien le pathétique cliché que je suis en train d'étaler. Mais comme Woody Allen le dit dans Whatever Works (que j'ai détesté), les clichés servent parfois mieux la cause que l'on défend. Et puis je n'ai jamais eu la prétention de ne pas être un cliché vivant. La réelle originalité j'aime la regarder chez les autres. Tout était donc bien parti, et puis pourtant la soirée s'est tordue, je me suis retrouvée seule à une table près d'Elle et les autres, sans avoir le sentiment d'être triste ou quoi que ce soit mais sentant bien la distance qui s'était creusée ces derniers mois à ne plus jamais être là. J'ai préféré rentrer. Personne ne m'en voudra.

Everything is made in china - sleepwalking
Here we go magic - Collector

5 mars 2010

Freud would be very very mad.

Il est de plus en plus difficile pour moi d'écrire ici parce que je n'arrive pas à cerner les gens qui lisent ce blog. Je ne vais pas courber l'échine dans une veine tentative de paraître cool à vos yeux. Ni intéressante. Je ne le suis pas. Je ne suis pas une #meufbonne, je ne bois pas d'alcool, je fume juste pour accompagner mon café, je n'aime pas l'électro, je n'aime pas aller en boîte, de manière générale je n'aime même pas vraiment sortir, je supporte mal de marcher avec des talons, je ne me drogue pas, je n'ai pas d'histoire cool avec des rockstars dans des toilettes dégueulasses. Je suis une fille lambda. Mais je suis une fille lambda qui sait de quoi elle parle quand elle parle de musique. Je suis une lambda qui n'en a rien à foutre des producteurs, de l'année de sortie d'un morceau, du buzz, de qui est in et qui est out. Je n'aime pas quand je lis un article avec 100 blazes de gens supposés cool sans qu'on me dise exactement pourquoi ils le sont, de vocabulaire que je peine à comprendre et d'un mp3 lâché dans l'air comme ça tel quel. Parce que ça ne m'apporte rien et que ça ne me donne pas envie d'écouter.

C'est sans fioriture donc que je vous parle de Porter, groupe mexicain dont le seul LP Atemahawke date de 2007. C'est électrique, c'est expérimental, c'est marqué au fer rouge par des rythmes indigènes. Dans la lignée de Bat for Lashes et la ressemblance est presque troublante, les voix sont pleines d'écho, les fantômes se baladent au dessus de nos têtes et les voix martèlent notre poitrine. C'est dérangeant et c'est bon.
+ Porter - Host of a Ghost

Et je remonte à 2003, moi qui était pas trop portée post rock avant je me surprend à en écouter en boucle, le coté relaxant et le fait que souvent ça s'attache aux tripes sans vouloir lâcher prise. Grâce à 8tracks je suis tombée sur Explosions In The Sky, c'est instrumental, encore une fois une infinité de clip vidéos, de slow motion, de jupes qui flottent dans le vent, d'écorchure sur le béton ou autres clichés ambulants se crées dans notre esprit. On a du mal à s'en défaire.
+ Explosions In The Sky - Your Hand In Mine

Et pour finir apparemment c'était secret défense sur La Frange on avait pas le droit de poster le dernier Foals, je ne sais pas pourquoi, mais comme ça reste dans l'exact lignée de mes deux morceaux précédents je faits un peu ce que j'ai envie et je te remets pour la millième fois Spanish Sahara qui est une beauté presque sans mots, fébrile et émouvante à t'en tirer les larmes.
+ Foals - Spanish Sahara

pix: Sam derrière mon jetable.

4 mars 2010

La diagonale du vide

Paraitrait que l'équipe rédac' de La Frange s'inquiète de l'inactivité vaginale sur ce blog. Bon disons vrai, surtout de celle d'Auto Druggie et de moi même. J'aimerais bien faire un article à base de vide, de fausse romance dans une cuisine, le verre d'alcool tombant quand il lui touche les hanches. Sauf que j'ai laissé ma bite dans mon pantalon et pas sur mon clavier azerty. Et tout compte fait, personne ne veut entendre parler de mes cycles menstruels.

La seule raison valable à ma non écriture sur les différentes plateformes 2.0 c'est le manque de temps. Peut être d'envie. Je suis un peu comme une télé qui capte mal. Le brouillard de cerveau. ça fait faire des choses étranges, sans laisser un gout amer puisqu'on est incapable d'analyser la moindre parcelle de ce qui se joue. En attendant on est déjà en mars.. Il faudra que je comprenne où je laisse filer les jours.


24 février 2010

wild animals

Au début je devais pondre un post sur Wavves. Le problème c’est qu’à force de traîner, je me suis doutée que vous étiez déjà tous sur le point de ranger Wavvves dans les oubliettes de votre Itunes. Des fois j’aimerais bien vous cogner quand vous encensez un groupe pour l’oublier un mois après et recommencer avec un autre, plus obscur si possible. Parfois je déteste la musique.
On aurait pu se dire que ce serait la même chose avec LE LOUP. Qu’on les aimerait et puis qu’un énième groupe à nom d’animal viendrait prendre leur place douze écoutes plus tard. Sauf que non, il semblerait qu’ils se soient fabriqués un terrier dans la petite prairie des groupes qu’on laisse pas tomber de sitôt.
Là telle que tu me lis, je suis dans mes petits souliers pour te raconter le concert de mercredi soir. Je sais pas comment raconter ça. J’étais au milieu d’une forêt du Michigan, avec des ours , des aigles, des Indiens à plumes et consorts. Et des Loups, par le fait.







by Sophie Takes Pictures.

9 février 2010

PORNO RAS LE BOL


Le petit bourgeois gêné, légèrement juif, dont le nom a des consonances étranges de printemps, a oublié de régler son réveil, ce matin. Et ce n'est pas son absence de femme qui va le secouer en baragouinant que son café est prêt puisque, de toutes manières, il ne boit pas de café. Ne fût-ce que pour un thé, il aurait mieux fait de ne pas divorcer, d'endurer ses lèvres soliloquant sans arrêt, pour que Hercule se sente con, avec sa crécelle, et pour faire à cette salope un hommage muet digne de ce non. Ça sent le shit dans la chambre du fils, et on se bouche le nez pour penser à autre chose. Ça pue le shampooing dans le sillon de la fille, et on change de pièce pour effacer son avenir. Devant son muesli sans porc, c'est l'érection du matin, chagrin, depuis que la veuve d'à-côté offre ses mamelles à l'ensemble du firmament.

Secrètement, c'est l'american way of life qui te fait rêver, où tu peux discuter, défoncé, du Jefferson Airplane avec le rabbin, où tu peux rajouter une scène de horror-show dans un Irkoutsk moyen-âgeux au début de ton histoire quand tu réalises que t'as pas assez de rush, où tu peux te faire autant d'argent qu'en pleine pénurie de crack au fin fond du Bronx pour peu que tu aies un étudiant coréen, où tu peux remplir le box-office en faisant porter des chemisettes à motifs à tes héros, où le gamin qui veut te casser la gueule est trop gros pour te rattraper, où tu regardes secrètement la fille qui t'a accompagné ne pas comprendre les blagues, où ton père répare la télé sans que t'aies à le demander poliment.

Maintenant, à la télé, ils font passer Band Of Horses en bande-son du season finale de Kyle XY.

8 février 2010

Qui êtes vous Monsieur? Que faites vous dans mon lit?

Je vais pas faire de l’analyse sociologique de bas étages, déjà parce que je fais des études dignes d’une miss France, de deux parce que j’aurai trop peur qu’on me reprenne, cours de terminal ES à l’appuie et ça blesserai mon égo certes moins démesuré que celui de Vadim (depuis peu caissier presque célèbre) mais quand même.
Ceci étant dit le trop plein de meufs à poils, de rencontres fortuites au cours d’une soirée entre l’un de nos éjaculateurs précoce et une meuf inventée pour l’occasion commence à me donner la gerbe même si dernièrement tout est devenu un peu plus poétique. Va falloir aller se branler ailleurs les gars et demander à Larry Flynt de vous prêter un de ses magasines. Ou vous pouvez aussi demander à Matthieu de vous prêter sa collection de pogs Sacha Grey.
Alors je ne vais pas vous parler de mon maître de CM2, ni du beau mec que j’ai sucé hier soir au fond de la salle du conservatoire pendant que se jouait West Side Story chanté par une chorale d’écoliers tout en bas de l‘auditorium. Non, je suis une fille élégante, classe, toi-même tu sais, je suis une fille pas comme les autres.


_Emmanuelle Seigner - Qui êtes vous? (duo avec Roman Polanski)
Le coté "mais monsieur que faites vous entre mes cuisses?" a au moins eu le mérite de me faire rire. C'est pas donné. Mais j'aime bien le morceau. L’album sort aujourd’hui et c’est quasiment tout ce qu’il y a à savoir sur l’objet. Quelques morceaux intéressants dans l'écriture et que j'aurai sûrement adoré chanté par son auteur (Keren Ann) ou par Biolay mais rien qui ne reste collé à mon oreille et c'est bien dommage, c'est sûrement le genre de voix que je n'arriverai jamais à totalement aimer. Elle invite Iggy Pop sur La Dernière Pluie et on se demande presque comment le dude a attéri là.
_ Emmanuelle Seigner - La Dernière Pluie (duo avec Iggy Pop)

_ Kid Cudi - I Hear Them Calling
Eminem à la production dans ce morceau tiré d’une mixtape qui a fuité en attendant l’album et le remake de We Are The World (sur nos écrans le 12 Février)

+ merci aux 50 membres de La Frange, on tape nos cœurs en mode ghetto, les larmes dans les yeux.

1 février 2010

On joue au flipper?

On dira que ce post est un hommage à nos "link de la soirée" trop vite disparus.

26 janvier 2010

A la bien.

KiD CuDi "cudderisback" - Directed by Jason Goldwatch

Normalement j'aurai du attendre minuit pour publier la vidéo puisque c'est moi qui ait un peu obligé les mecs de la Frange à respecter le 1 post/jour du coup ça la foutais mal que je casse les règles pour mettre ma vidéo de Kid CuDi qui bedav' sur cudderisback. Mais Vadim m'a donné son feu vert et comme il a posté 150 articles je crois que l'avoir niqué sur son jour ça me fait pas trop mal au cul. Donc ça vaut pas Pursuit of Happiness (qui est une perle avouons le) mais plus ça avance plus je me demande quand Kid CuDi viendra en France rapper à la bien avec nous.

Je l'ai crié un peu partout mais je le redis ici, Kid CuDi se la joue acteur dans une série d'HBO qui commencera le 14 Février.

+ il sera en featuring sur l'édition deluxe de Malice In Wonderland alors que Snoop devrait venir poser quelques lignes sur le deuxième album du Kid, qui est en préparation. Snoop Doggy Dog qu'est ce qu'on attend?

et je t'aurai bien mis quelques morceaux de l'album Hope For Haiti mais tu peux tout aussi bien l'acheter.

18 janvier 2010

Je me demande comment ça sera quand je serai grande

Comme chaque début d'année je me pose cette effroyable question "Hans que vas tu faire de ta vie?". Survient le moment de stress lié à la réponse à ladite question. Pas que je sois dénuée d'envies en tout genre. Quand j'étais au collège je voulais soit être médecin légiste, soit psychologue criminelle. Je n'étais pourtant pas emo, ni même tendance gothique. J'avais juste des cheveux longs. Ensuite je trouvais qu'être ethnologue ça en jetait un max, qu'avoir une salle de détente avec une table en chêne massif, des collègues à noeuds pap' et pull moutarde, une odeur de renfermé à la machine à café, pouvaient éventuellement me combler. Mais je ne regardais pas assez les docus sur Arte, ou en tout cas pas les bons, et puis le "il n'y a pas d'argent pour ce genre de choses en France" a terminé de me décourager. Alors même si l'ami historien de ma mère jurait que j'aurais pu réussir (mais cet homme me croyait assez intelligente pour faire l'école des chartres comme lui) j'ai peu à peu laissé mourir l'idée. Me voilà donc en terminale à me dire que journaliste dans un magazine ça me botterait assez. Je choisis une fac. Loin. J'arrive timidement. Les années ont passé et je ne suis pas plus avancée. A la moitié de ma licence il serait peut être urgent de trouver une réponse à cette question.

*Joiejoiejoie - Mulan (magnolia)
*Efterklang - Modern Drift



Thx R.

12 janvier 2010

And let the Gods be terrified.

// Sol Seppy - Injoy
// Sol Seppy - Gold
// Sol Seppy - Enter One

J’ai mis les mains dans la neige et ça m’a fait mal. Le froid, mes articulations qui commençaient à tirer comme l’avait prédit ma prof de piano. Je suis montée en courant chez moi et j’ai commencé à chercher dans un vieux cartons sous l’escalier les moufles de mon père. Je fouillais avidement, j'avais peur que la neige fonde sans moi puis je suis tombée sur le cd de Sol Seppy que j’avais perdu lors d’un des déménagements. J’ai oublié la neige. Il faisait déjà nuit et les lumières par la fenêtre formaient des dessins floues sur les murs. J’ai mis l’album, je me suis enfouie sous une couette près du radiateur et je suis restée là sans bouger, les larmes aux yeux et le bout du nez froid. Et je crois que je me suis endormie.

photo credit: adeline mai

6 janvier 2010

Give me ten

Tu vas voir le lien entre le morceau et le contenu de cet article est assez complexe mais réel.

Prenons les séries de mon enfance/adolescence. Il y avait BIEN EVIDEMMENT Buffy contre les vampires et Dawson d'un côté (mais au moins je fais partie de cette génération qui sait qu'avant d'être la veuve d'Heath Ledger et de prommener son chien dans des films indépendants, Michelle Williams était le blonde sulfureuse qui a ouvert les chakras de Dawson Lerry) mais aussi Le Prince de Bel Air. Il faut dire des noirs avec des casquettes fluos étaient une chose totalement impensable dans le blaide où je vivais. D'ailleurs un noir tout court...Mais nous ne sommes pas là pour discuter de l'absence de métissage dans les campagnes bretonnes. De ces centaines d'épisodes visionnés, je garde un amour inconditionnel pour les chorés de Carlton et inévitablement pour Will Smith (bien que j'évite maintenant de regarder ses films). D'ailleurs j'avais chippé la K7 de l'album où figurait le titre Welcome to Miami qui m'a valu des après midis à me prendre pour une danseuse de folie sur le parquet de ma chambre. Je chantais en yaourt et ne savais pas ce qu'était un high five. Maintenant que je suis presque grande je fais des dossiers sur le hip hop en concluant par une citation de MC tout en écoutant du rap fait pour les gens qui auraient aimé être noirs.

*UFFIE - MCS CAN KISS
(explication rapide de la chose : prince de bel air => fluo => Uffie // will smith => welcome to miami => Uffie // mon cerveau est une machine de guerre à 1H du matin)

Ce lien chiffone la rédaction de la Frange "erk uffie" m'a t-on dit. En attendant notre twitter est innondé de messages parlant du dernier Vampire Weekend #noncontranemefaitpasplusaimercegroupe

Comme c'est un peu l'article en clair/obscur: ça fait du skate avec une casquette mais ça n'a jamais connu le ghetto puisque ça joue du piano.






4 janvier 2010

J'ai un morceau de mouffle dans l'oeil là non?



Je me demande parfois si la rencontre de gens relous est une des particularités de mon quotidien ou si je suis tout simplement assez idiote pour y faire attention. Pas plus tard que ce midi je me rends à la Poste, attendant sagement mon tour. Quand rentre brusquement un mec d'une trentaine d'années répondant parfaitement à tout ce que je déteste chez l'homme actif. A savoir une voix grave et forte dans les lieux public et une sorte d'assurance mal placée puisque ledit mec porte des chaussures gris souris longues au bout carré que même le chinois a arrêté de faire reproduire à ses enfants (mais notes que le mec se croit toujours un fier défenseur de la gente masculine jsuistropunbeaugossedansmonjeangemo) Après des phrases du style "mais je ne pouvais pas te répondre chérie j'étais dans mon véhicule" (véridict, le mot "véhicule" a été dit à voix haute) et des soupirs parce qu'il était le numéro 657 et qu'on en était au 655, le type finit par raccrocher en sortant le combo le plus ringard/pathétique de 1997. "Mais oui je t'aaaaaime, tu me fais un gros bisou? Allez tu me fais un gros bisou" le tout avec cette même grosse voix que j'ai cité plus haut. Je le dis tout de go, j'ai faillit perdre toute once de savoir vivre et éclater de rire ouvertement.




*Mia. - Skandal
(le point a toute son importance, pour cela se référer à la page wikipédia) Preuve que je reste curieuse,que je dépouille les gens que je connais mais surtout que je n'écoute pas que des trucs à base de guitare tranquillou fleur dans la bouche mais aussi des choses à base de je roule dans les tas de boue mais en gardant du rouge à lèvres

*Nicolas Karst aka Love is Wet - Hello it's me
tsé le fil rouge Reims n'est pas mort.

*Cheval Sombre - I Sleep
nan en fait j'aime vraiment bien les trucs mous du genou planant 3h du matin.

*Palms - Boundary Waters (Deakin Animal Collective remix)
c'est pas vrai que j'aime trois groupes dans la vie.

27 décembre 2009

Le Maillon Cool 2009

Au début on s’était réunis entre filles de La Frange pour faire un Top 5 2009 des Men I’d Like To Fuck histoire de montrer que nous aussi on pouvait mouiller nos culottes derrière nos écrans LCD de 17 pouces. Au final et avec beaucoup de subjectivité de notre part bien évidemment, notre choix s’est porté sur 3 artistes qui avaient marqués l’année 2009 à leur façon. Comme on fait bien notre boulot il s’est avéré que ces trois artistes étaient liés d’une forme ou d’une autre formant une maille jalousée par Laurence Boccolini en personne.

Kid Cudi, la sexy beast de l’année
Si tu te souviens avoir dandiné du hochet sur le son de "Day N Nite" remixé par les Crookers en club ou glandé devant les VMA's de 2008, tu as forcément été confronté à la voix de Scott Mescudi également connu sous le blaze de Kid Cudi. Scott a depuis ses premières apparitions accumulé les activités à taux de street cred très élevé : quand il ne parle pas de hip hop alternatif avec ses potes de Ratatat il collabore avec Jay Z ou Snoop Dogg, il chante chez Letterman ou Kimmel et parvient à caler tout cela en moins de deux ans.
Mais si toutes ces activités hors studio ont fait de Kid Cudi une mascotte du hip hop ricain, elles auraient aussi pu le détourner de ses intentions artistiques. Sorti à la rentrée 2009, l'album Man on the Moon : The End Of Day surpasse la vague hype. On a le droit à un petit bijou, peaufiné puis repolit, incroyablement audacieux avec des collaborations intelligentes, des essais futuristes et surtout des démonstrations d'honnêteté qui placent ce premier album comme l'un des plus spontané et intéressant depuis… depuis longtemps.

Kanye West, le hungover de l’année
On ne tombe pas de sa chaise quand on apprend que la première mixtape de Kid Cudi a été remarquée par Kanye West, les deux partagent l'amour de la perfection et la fragilité nécessaire pour être des artistes intemporels.
On ne peut pas dire que 2009 ait été tendre pour KanYe et son égo. On va pas retartiner trois mille ans sur un des plus gros #fail de l’année, manquerai plus qu’il nous coupe la parole. On rajoutera que ce fail a été suivi d’un boycott de la part d’une bonne partie de l’Amérique et surtout de ses nombreux détracteurs qui ont déversés gaiement leur haine à l‘encontre de West. Alors quand sort We Were Once A Fairytale, court métrage réalisé par Spike Jonze en pleine tornade KanyeGate, les médias ne savent pas trop quoi penser. Le court métrage dépeignant un Kanye bourré, suicidaire et pathétique s’avère effectivement un brin dérangeant. Cependant on ne peut passer outre la magnifique patte de Jonze et la douleur latente de Kanye West qui devient un peu notre beautiful loser de 2009.

Spike Jonze, le faiseur de rêves de l’année
Coupable donc d’un We Were Once A Fairytale dérangeant mais magique, Spike Jonze avait déjà dirigé Flashing Lights pour le compte de "Louis Vuitton Don". Jonze (créateur de Jackass, on l’oublie parfois) fait parti de ces mecs arrivants tout pile à la quarantaine, cool face à l’éternel et diversifiant son génie de ci delà pour des clips, des vidéos de skate ou se prenant d’amour pour de magnifiques projets comme celui de l’adaptation du conte pour enfant de Maurice Sendak: Where The Wild Things Are.
Alors en 2009, on aimerait que la vie se trouve du coté des choses sauvages pour pouvoir hurler au loup avec les gens qu'on aime, se laisser rouler dans les descentes, revenir à l'époque des batailles de boules de terre, retrouver la rage de l'enfance, partir pour mieux recommencer. Spike Jonze réussi à finir cette année en nous envoyant des paillettes aux yeux et de la nostalgie au cœur.

Pour boucler la boucle on peut voir Kid Cudi déguisé en Max de Where the Wild Things Are sur The Monster Tour avec Lady Gaga et au vue de cette année, on se dit que finalement 2009 a un peu fait ressortir le monstre qui était à l’intérieur de nous. Et c’est pas plus mal.

17 décembre 2009

Don't leave Us. We love you so, we'll eat you

A la séance de 11h de Where The Wild Things Are, il y avait un grand garçon au physique de nerd lisant de l'héroic fantasy et ne relevant la tête qu'aux bandes annonces avec des ovnis, un couple venu se toucher, une mère avec son enfant et une dame qui n'aura pas quitté son ciré pendant 1h42.


J'étais là, toute seule sur ma rangée, bien calée au milieu, les cheveux en vrac, le moral en berne.
On avait pas passé la première scène que j'ai sentit mon coeur se serrer, et mes yeux se remplir de larmes. Il y a les films que l'on oubliera avant même que les lumières se rallument, ceux qu'on met dans son top de l'année et puis il y a les autres. Ceux qui touchent à quelque chose de plus profond.


*Karen O and the Kids - All Is Love

Du coté des choses sauvages, on ne vit pas mieux, on vit plus. Parce qu'on est un enfant loup, qu'on à la rage au bout des mains, qu'on la crie, qu'on la laisse secouer notre corps, parce que le bonheur n'est pas plus facile à atteindre, qu'il ne s'obtient pas sans larmes, mais qu'on y croit juste un peu plus fort. Au fond passé dix ans on devient tous petit à petit les monstres qui peuplent l'île du film. Il ne faudrait jamais oublier comment faire les batailles de boules de terre.

*Karen O and the Kids - Hidaway

16 décembre 2009

Le chevreuil craintif hote nocturne des fôrets

Finalement j'ai craqué hier, j'aurais pu attendre aujourd'hui mais j'avais un exposé. C'est étrange de reporter ce genre de choses. Comme si on pouvait réellement mettre ses émotions dans une boite et les ressortir quand bon nous semblait. Quitte à passer pour une chambre froide, je préfère fonctionner comme ça. Au moins j'ai encore un semblant d'emprise sur l'humeur maussade.

La merveille cachée au détour du blog de Y. Je m'en remets difficilement.


*Breakbot - Iron Zombie
*Animal Collective - On A Highway
(il y a ceux qui se touchent sur Graze, et puis il y a les autres)
*Megafun - Kaufman's Ballad
(derrière ce nom franchement dégueulasse se cache l'ancienne formation de mr Bon Iver, bah ouais tu vois comme quoi)

6 décembre 2009

Heureusement le dauphin me protège


De ma vie ultra trépidante on retiendra qu'en quatre jours que comprend mon week end, j'en ai déjà passé trois en short devant mon ordinateur. J'ai eu le temps de revoir L'Histoire sans Fin, de là plusieurs constats, OUI BASTIEN ton chandail est dégueulasse et que ça soit ta mère morte qui l'ait fait n'y change rien, que les petits cons du premier volet étaient sacrément bien vêtus à coup de perfecto clouté, qu'atreyu était probablement gay, et Falcor un sacré pédophile sous xanax.

The Emergency - Fire In You


Et ouais ça sonne 80's mais que veux tu dude, on en est là. ça fait tout chaud à la gorge comme un bon lait au miel. Et puis c'est un extrait du nouvel album alors c'est un peu le chocolat du calendrier de l'avent.



Je m'étonne que Vadim n'en ait pas encore parlé, mais l'album de Charlotte Gainsbourg est déjà chez nous. Autant j'avais vite déchanté à l'écoute du premier (bah ouais disons le on se faisait chier) opus mais IRM c'est autre chose. Plus dense, plus sombre, moins Mer du Japon de Air en fait. Mieux en somme.

Charlotte Gainsbourg - Greenwich mean Time


Bonus track : Holopaw - the art teacher and the little St.

3 décembre 2009

Tu portais une amulette?


Tourner, une fois, deux fois, trois fois, toujours le même chemin boueux. Je n'avais plus rien à ajouter, le calme a fait place à la tempête. Au moins maintenant tu peux me détester.

Future Islands - Little Dreamer

Future Islands feat Victoria Legrand (aka Beach House) - Little Dreamer(Jones remix)

Je ne crois pas qu'on ait déjà posté du Future Islands. En tout cas si c'est le cas, mea culpa. De l'original ou du remix, je ne sais lequel choisir. Je mets les deux. ça sent la nuit qui tombe, le vent trop froid..





Je joue de l'edit :ça manquait de Frange.





All the swans in england are property of the Queen

On va pas en parler pendant 500 ans mais La Frange était dans Muteen et c'était presque paranormal. Du coup on se la joue cool, hier je suis allée chez Starbucks mes lunettes de soleil sur le nez, il était 17h il faisait nuit mais c'est pas ça l'important, là au milieu des gens qui me regardaient sur le fauteuil matelassé je me suis quand même sentie conne alors j'ai sorti le Muteen que j'ai ouvert à la page 56 et je l'ai montré à la serveuse. Elle a rien dit la pute, elle a juste haussé les épaules. Elle avait pas compris qui j'étais, ça m'a énervé alors j'ai pensé à Delarue et à mon pote Joey et BIM une patate dans sa gueule.

En attendant il est 8h du mat' vous avez tous les yeux collés au tube UHU et la réalité dehors vous donne presque envie de vomir. Je vous comprends je serais dans le même état que vous, sauf que moi j'ai pas dormi, j'ai un verre à la main remplie d'Agua y Limon tout frais, pendant que vous faisiez des cauchemards et rêviez d'alouettes j'ai consulté 107 articles wikipedia, maté trois épisodes de Flashforward, twitté trente inepties par heure, joué à des jeux débiles et j'ai consulté le blog de Dev Hynes (aka Lightspeed Champion).

La surprise vient de là, je te raconte pas ma vie par plaisir, je suis une fille mais l'époque journal intime c'est du passé. Non en vrai Dev Hynes a décidé de mettre en lien sur son blog et gratuitement des albums qu'il a enregistré sans filet. Le premier s'appelle House-Sitting et c'est un bijoux, l'impro lui va bien et c'est aussi un beau cadeau qu'il fait dans l'insécurité qui apparement l'entoure. Mais tout est dit dans le post de son blog, je te postes le lien pour l'album là dessous quand même parce que je suis comme ça.

_ House Sitting Songs

+ j'aimerais bien te dire où j'ai trouvé cette photo mais je l'ai prise sur tumblr donc no idea.

edit: la photo est de Tamara Lichtenstein, suffisait de demander. Merci Justine.