13 juin 2011
Voie lactée
6 juin 2011
Journaliste.

1 avril 2011
Non parce que bon.

Facile d'imaginer le lecteur "lambda" de La Frange : il porte un jean APC qu'il n'a pas lavé depuis peut-être trop de temps (si c'est un mec), il traîne sur des blogs mode pour en rire, il a un compte Twitter et parle beaucoup du dernier album de Metronomy, parce qu'il est "frais". Il n'aime pas vraiment Vadim (trop prétentieux), il n'aime pas vraiment Matthieu (trop jeune pour savoir de quoi il parle), il aime bien Dimitri (plus modeste et mûr que les autres, puis Avel Aveliou, c'est exotique), Jantana le fait rire. Il a trouvé sur La Frange presque tout ce qu'il cherchait : de la musique sympa, des photos de jolies filles, de la lecture (il trouve les livres overrated mais évoque souvent Bret Easton Ellis pour décrire Vadim), un moyen d'expression.
Et il profite de ce moyen d'expression : se souvenant de ses glorieuses notes du bac français (personnellement, j'ai eu 8 à l'écrit), il cherche souvent à analyser les textes qu'il lit ici. Alors il n'y va pas de main morte, il n'y a personne ici pour entourer les mots trop pompeux au feutre rouge : adjectifs parfois abusés ("grand", "majestueux"), phrases qui ne veulent pas dire grand chose ("ça fait plaisir", "tu devrais écrire plus souvent"), comparaisons ("la fin sonne un peu comme les Lois de l'Attraction"), critiques syntaxiques ("trop de ponctuation")... Tout y passe. Puis PARFOIS, il en a marre de parler littérature. Alors il trolle. Le moyen le plus simple est d'insulter Vadim, ça fait toujours réagir. Sinon, il peut, l'air de rien, demander pourquoi on laisse écrire Matthieu. Ou critiquer le manque de nouveauté ("vous êtes en retard sur ce son"), voire, pour varier, le manque d'objectivité ("post de suceuses").
Si tu fais ça et que tu sais pourquoi tu le fais, explique nous en commentaire. On fera un débat, ce sera chanmé. ;)
Mais au fond, il faut être clair : inutile d'analyser nos textes, tout cela n'est qu'une vaste blague, et si tu prends La Frange trop au sérieux, laisse nous t'expliquer pourquoi tu as tort.
D'abord, on écrit pour vous donner envie d'écouter un son ou raconter notre vie. Inutile de se torturer à lire entre les lignes, on est pas là pour déranger ou se justifier (je voudrais btw en profiter pour en placer une pour une fille teubée et obstinée : mes textes ne parlent plus de toi depuis longtemps, sorry).
Effectivement, on pourrait copier/coller les communiqués de presse mais si on ne se cantonne pas à la promotion pure et simple, c'est pas non plus pour se la jouer café littéraire. Tout d'abord parce qu'on se sent assez étranger à ce "blog game". Concrètement, si ça se fonde sur un classement wikio ou au nombre de mots en plus de 5 syllabes par article, c'est pas tellement dérangeant en soi, c'est juste qu'on a l'impression que c'est un concept hyper sérieux alors que c'est comme l'hétérosexualité de Tom Cruise, ça existe pas mais ça semble créer la polémique.
Si t'es toujours pas convaincu, on a encore quelques raisons à te balancer qui devraient définitivement te convaincre d'un truc : on est vraiment pas ceux que tu penses (ceci n'engageant que les auteurs de cet article).
1/ Au moins 50% des membres de La Frange sont fans de gifs ou vidéos d'animaux (salut les pandas roux). On en mate tout le temps, à défaut de se préoccuper du dernier remix uploadé sur Soundcloud par le plus jeune cousin germain de DSK.
2/ On a lu des livres compliqués (oui oui avec des mots dedans), mais on ne se sent pas obligé d'en parler.
3/ On a jamais ri à une blague avec les mots "twidoux", "trouveur" ou "witch house" dedans. Et on n'a pas honte. Au contraire.
4/ On met parfois plus d'une semaine à aller checker notre site de leaks préférés ou notre boîte mail. Tout simplement parce qu'être en retard d'une semaine sur un morceau ne nous préoccupe pas tant que ça. D'un an non plus d'ailleurs.
5/ On fait juste ça pour pécho.
6/ On écoute Rihanna non pas pour montrer un côté "open minded - j'écoute pas que de la House" mais bien parce qu'on aime vraiment "Rude Boy" (et tu le sais si t'es venu faire la fête avec nous dernièrement)
7/ On aime bien inventer des smileys (o:
8/ 100% des membres de La Frange ont déjà pleuré devant Where The Wild Things Are (la scène où Max rembarque sur son voilier surtout).
Alors voilà. Tu t'étais dit qu'on était frais, qu'on était cools. Que tu aimerais être ami(e) avec nous. Que tu aimerais qu'on te tweete, qu'on te poke, qu'on te câline. Qu'on t'envoie des photos de groupe. Mais maintenant, j'espère que tu as compris qu'on était pas aussi fréquentables qu'on le prétend et, surtout, qu'on se fout de tout ça. Qu'on se fout des débats que vous lancez, que les requêtes que vous faites (HELLO COSMIC JOKERS) ne seront jamais écoutées. Sauf quand il y a une histoire de concours de seins, évidemment. Mais on vous aime vraiment, d'un amour sincère, et on vous remercie parfois pour tout ce que vous nous donnez et pour l'attention que vous nous portez. Ca nous excite beaucoup. De manière sexuelle, oui oui.
20 mars 2011
"Vous avez écrit un truc sur mon ex femme en fait"

Hier après midi, les australiens de Cut Copy étaient à Paris pour défendre leur dernier album, Zonoscope, mais ils ont pris le temps de répondre à mes questions parce que ce sont de gentils garçons.
Salut, ça va ?
Oui, super. C'est la 3ème semaine de notre tournée européenne donc on commence à être super fatigués d'être tout le temps sur la route, mais ça nous fait plaisir de revenir à Paris. On a toujours impatience d'y être donc ouais, on est fatigués mais peu importe parce qu'on est à Paris.
J'vais commencer avec une question un peu barbante, mais votre nom « Cut copy » semble correspondre à votre processus de création. Enfin vous faites une sorte d'assemblage, vous coupez/copiez différents sons et vous les assemblez comme des calques. Vous faites ça consciemment ?
Je pense que tous nos albums sont des références à des mouvements artistiques et musicaux, on essaie de prendre les perles rares des 5 dernières décennies et de les rassembler. C'est un truc commun à tous les artistes je crois. Reprendre un élément, lui donner une autre vie ou le mener vers une autre direction, tout en lui donnant une touche sonore un peu plus moderne. Et ça s'applique à la musique et à l'art, y aura toujours des références à des médias très variés. Dans Zonoscope par exemple, on fait beaucoup allusion à des films, le but c'est vraiment de reprendre une pièce aléatoire et de la re-contextualiser.
Et c'est quoi cette histoire de mixtape « A tale of two journeys » ?
Avec chaque nouvel album, on sort un mix avec, c'est un making of, une sorte de plongée dans les chansons qu'on écoute pendant qu'on compose, les idées qu'on a eues. Après, c'est surtout un truc marrant à faire, maintenant, les gens sont aussi impatient d'écouter la mixtape que l'album, c'est plutôt sympa.
Ou une pub pour Nike.
Ouais, y a une atmosphère assez tendue.
Vous accordez beaucoup d'importance à votre identité visuelle du coup.
Et alors pour Zonoscope ?
Vous étiez au courant pour le Climax Blues Band ?
Quelques heures après, Cut Copy transformait le Nouveau Casino en festival. Merci les gars.
7 mars 2011
Awards & awkward

1) Faire ses preuves dans une série
Jouer un ado un peu relou dans une famille "déjantée" est sans doute la voie la plus accessible pour se forger un avenir professionnel. Non seulement ce premier rôle te permet de dévoiler des talents d'acteurs et de porter des fringues bariolées sans que personne ne s'offusque, mais également d'anticiper les comparaisons à venir comme quand on croise un pote du collège sans son appareil de contention. En gros tu t'infliges la dégaine la plus craignos tel le Andrew Garfield dans Sugar Rush pour amplifier l'écart entre cette mocheté d'antan et ton physique actuel disons, différent.
Les filles sont super attendries par ce côté autiste si propre à certains bibliothécaires : ça s'applique aussi aux types célèbres. Jouer le VIP du jardin d'enfant est une recette qui gagne. Prends Michael Cera (ou Carrie Mulligan) et note le nombre de filles de ta classe qui t'en ont parlé (bien qu'il soit resté coincé dans le rôle du type coincé). Compare ça aux nombres de celles qui connaissent The Situation et fais le constat toi même : une tête de champion te garantit pas la notoriété auprès de la gente féminine. On est pas dans Le Fils à Jo quoi.
On peut également s'appuyer sur Andrew Garfield : dans L'Imaginarium du Docteur Parnassus (oai j'assume), il a une parka dégueue et un bonnet comme on en voit plus, bref, on dirait le meilleur pote d'Huckleberry Finn. Mais comme il a une tête d'enfant, Lily Cole finit par bien l'aimer, et ça, c'est une croix de plus à inscrire dans le tableau des "filles qui n'ont pas pris la fuite lorsque j'ai parlé de mon complexe oedipien"
Quand t'es pas aussi gâté par la nature que James Franco, tu fais quoi ? Bah tu traînes avec James Franco. Ainsi, Seth Rogen a opté pour le stratagème "copains bonnes" dès Freaks and Geeks, série sur des ados (sérieux ?!) où il donne la réplique à James et Jason Segel histoire de faire comprendre qu'il est trop friendly et que "sa permanente c'est pas si gênant, on dirait Zach Galifianakis en mieux". La fille, rassurée par son aisance ne l'assigne plus au rôle du "funny one" et accepte le remake uncensored de Zack & Miri font un porno.L'avantage du pote trop beau, c'est qu'il fait aussi ressortir ta part d'intelligence. Dans The Social Network, Jesse Eisenberg est bien confronté à Armie Hammer² mais son gros cerveau lui permet de repartir avec 24 nominations sans passer par une scène d'aviron
5)GET LAID

29 décembre 2010
Pas d'intro.

1. Bangkok
2. les clips
3. Paul Arden
4. peindre à l'aquarelle
5. Daria
6. les bisous
7. mon meilleur pote
8. les burgers
9. David Hockney
10. sourire
10 décembre 2010
Répandu à Hollywood.
Faits d'armes : Vadim a reçu un mail pour participer au showcase de Taylor Momsen, mais à l'heure qu'il est, il mange des pancakes de l'autre côté de l'Atlantique et a moyennement envie de se taper une session acoustique. Du coup, je m'y colle et je reviens, avec des réflexions plein la tête et une histoire de neige qui m'a donné envie de me pencher sur le "phénomène".En gros, si tu connais ni Scarlett Johannsson ni Ashley Benson, c'est le bon moment pour en savoir plus sur une blonde aux grands yeux.
La dégaine de Taylor Momsen me rappelle ces petits personnages qu'on dessinait en petite section de maternelle : deux ronds noirs pour les yeux, des traits fins pour le corps et des expressions pas très variées.
Dit comme ça, Taylor s'apparente à la copine du bonhomme bâton mais en vérité, elle représente plus ou moins une catégorie d'enfants sidas de meufs bonnes qui savent s'habiller, mais qui ne le font pas.
Ce look super badass est d'ailleurs très populaire auprès des détenteurs d'une carte de fidélité l'Indien boutique ou des pages modes de certains magazines à 1€ qui admirent cette audace.
Pour situer Taylor, on se fiera donc aux segments parallèles ainsi -et attention, j'ose les grands mots- qu'à Debbie Harry (jeune) pour l'atout charme.
A défaut de regarder des tutoriels maquillages, la petite compose et chante aussi dans son groupe donc, The Pretty Reckless (note le nom trop dark). A partir de là, tu te dis que c'est cool de commencer à cette âge sans devoir passer par la case garage puant + live à Cergy Pontoise, mais :
- c'est quoi ces textes ?
Le délire composition, la tristesse adolescente, c'est joli et tout. Dans ton journal intime. Celui qui est dans un carton avec des Fan 2 empilés dessus.
- pourquoi tant de détresse ?
Les keywords de ses chansons, c'est un peu un dimanche sur twitter ou un livre sur les troubles alimentaires, on l'aura compris, elle vit dans l'obscurité et pleure des larmes de sang.
Mais sérieux, se taper Ed Westwick, faire des pubs pour Madonna tout en faisant du son qui s'apparente à un mix entre Ke$ha et Good Charlotte et s'en mettre plein les poches, c'est quand même mieux que de s'inscrire à la newsletter de job étudiant.
Je répondrais donc à cette question par une autre question, que j'avais aussi adressé à ma pote caillera qui avait insulté le prof de maths : c'est quoi cette rebelle attitude toute pétée ?
Au delà de sa frustration de pas avoir été prise pour interpréter Hannah Montana (même si elle tend à prouver le contraire), Taylor semble bien dégoutée par la vie et du coup, très chiante. J'veux dire, avec Lindsay ou Miley, on avait le droit à de l'animation chaque semaine, là on tellement habitués à la voir en sous vêtements que c'est même plus drôle, et la seule conséquence à tout ce ramdam, c'est qu'elle est devenue un prétexte pour que les bloggueuses modes se fringuent en nuisette et perfecto.
Donc s'il te plaît Taylor, retourne à l'acting, ton look était beaucoup plus irrévérencieux dans le Grinch.
23 octobre 2010
Cri du coeur
Encore un clip animé, mais celui là a été réalisé en pixilation, dans un entrepôt pas très loin de chez moi, et les gars qui l'ont fait me payent régulièrement le Mc Do, ça me fait donc 3 bonnes raisons de le poster.
6 octobre 2010
Édition collector

i know i was supposed to get up early this morning, what i've forgot was the large amounts of alcohol i've drunk yesterday, and more precisely, the headache that made me feel like a Kanye in front of a Taylor Swift : a guy who's gonna screw everything up. i was finally wide awake at 1 pm cause i didn't want to miss the college soccer on espn but i was too starving to watch anything with a empty stomach. so i went out and walked through mount royal park, thinking about yesterday night, and especially about the american apparel ad lookalike girl, the "she's definetely out of my league" kind, because she had the same plumpy lips as scarlett and the same saucy look as sasha, but if i see her again, i won't hesitate to ask her to marry me, just to run my fingers through her hair. i know she is the opposite of what you guys would call an easy target but i don't care. i'm a challenger.
afraid of everyone - the national
The National, je devais en parler en avril dernier mais j'étais trop occupé à écouter les Girls Aloud en traînant sur le tagparfait pour chatouiller ma rétine.
De toute façon, tu comprendras vite qu'Afraid of everyone, c'est de la musique intelligente sans les instrus chiantes, un cross over entre une mélancolie virile et la voix lancinante de Berninger (si tu regardes le live chez Letterman, tu comprendras de quoi je parle) et ok, ça me donne l'air pas très viril, ok, c'est plus très original mais ça reste un plan infaillible pour que les filles aient des larmes brûlantes aux coins des yeux (ce que j'interprète volontiers par "elles ont besoin de réconfort"). Crois moi, ça te laissera plus pantois que n'importe quel classement de chansons pour mecs sensibles.
4 octobre 2010
La beauté de la bougie

CLIQUE POUR AGRANDIR DANS UNE NOUVELLE FENETRE SISI
J’adore les articles à thèmes, c’est un peu ma trademark ici, ça prouve qu’on est toujours dans le bateau. Quand j’ai pas ma combinaison de geek de Tours super relou qui partage des vidéos, j’suis une teenager d’1m68 qui appartient à la fan base groupie de N.E.R.D., mais j’m’en tape. Les teens movies ça m’fait chaud au cœur, je ressemble un peu à Jena Lee et j’vais t’dire parfois j’préfèrerais me pendre, j’suis pas pigiste pour Grazia ni pour Be, mais j’suis dans Glamour, han han, j’suis le new kid on the block.
Ici, je t’offre un debrief de la frange, oui oui. C’est notre birzday, alors on fait un tour backstage, in ze kitchen;
1) Jantana c’est un peu un mix entre Happy Cat et le Kermit d’I Has a Shuvel, genre bath quoi. Si on prend tout dans l’ordre on a A) le capuchon panda qui pendouille sur la poitrine, façon j’aime Where The Wild Things Are, en V.O steuplé, qui veut dire que j’suis une meuf avec une âme d’enfant dans mon corps d’adulte (cf E). B), j’ai un smile à la Nelson Monfort parce que je suis une âme heureuse, C) j’ai des origines ethniques que tu peux pas test et que tu trouves pas au quartier chinois. D) retour au petit A), avec mes petites mains qui empoignent mes couettes en peluche là, Laura Ingalls style, j’suis ingénue mais j’suis aussi timide. Bref, j’suis une meuf en platine, une réclame pour la Trois ors de chez Cartier.
2) Ca c’était pour la street cred, parce que le hip hop a bercé ma jeunesse quand j’m’affalais devant Trace TV, MTV Base et d’autres trucs bizarres en mangeant des BNs. A) j’adore les chaussettes rouges, c’est mon côté François Fillon, C) j’ai mis l’autocollant sous la visière, tu m’as pris pour une perdrix de l’année ? Dans la jungle d’où je viens, le hip hop c’était la seule façon de survivre. Cf :
3) Mes dunks qui sèchent au soleil.
4) Ca c’est Matthieu, mon meilleur copain. Sur cette photo on dirait un peu un rocker sentimental avec son bonnet Daniel Powter (b), le pouce en l’air pour les fans féminines (a), le paysage touristique (la tour Eiffel, c, coupée au montage pour des raisons de copyright), la pose penchée pour montrer qu’il a le pied marin (d), le sourire modeste qui prouve que son succès ne lui monte pas à la tête et qu’il reste disponible pour ses fans par milliers qui sont sa plus belle surprise quotidienne (e), et ces cheveux (f), no comment.
5) Bon ça c’est nous hein.
6) Là c’est Dimitri, c’est une photo bien cachée, là il est drunk, et on reconnaît chez lui les attributs du lover scandinave mais en brun : a), déclaration d’intention, profession de foi, il génère la possibilité d’être suivi en affichant clairement ses préférences sexuelles, alcooliques, géographiques. B), la tâche, indéfinie, elle est le signe du bon vivant, de l’épicurien, du bon compagnon, festif et peu regardant, une certaine heure passée, quant à des exigences primaires. C’est un bon signe pour les groupies qui copient la chanteuse des Kid Bombardos. On passe sur le regard flou, c), les doigts sur la bouche ouverte, pose lascive qui rappelle les grands noms de la pop music : Rihanna, Lady Gaga, Madonna, Boy George et George Michael, et puis d), les cheveux comme signe d’appartenance sociale, qui oscillent entre une pub Cyrillus et Joseph Goebbels, Versailles FTW. T’sais, si tu manges pas de Quick Halal, c’pas plus mal comme coin pour grandir.
7) Ca c’est Vadim, le gus, c’est un peu l’âme de La Frange, le plus beau aussi. C’est un marginal pas très axé sentiment même s’il a un cœur sous sa chemise à carreaux rouges (d), et à la Frange on l’aime tous bien, et quand on le croise on lui donne des cookies parce qu’il adore ça. Sur cette photo on voit vite que c’est un énorme poseur et on va expliquer pourquoi. A), des clubmasters, on sent que le mec a découvert Ray-ban par hasard en 2010 dans le Elle de sa mère et a acheté les premières lunettes qu’il a vues en photo. B) il boit de la bière plus dégueu encore que la Blue Ribbon, et qui vient de chez Marks & Spencer ce qui montre bien qu’il y connaît rien, parce que personne n’achète de la bière chez M&S. C) la fausse barbe de 3 jours, tellement peu fournie qu’on dirait que son pote photographe lui a collé du fusain sur les joues. D), la chemise donc, sponso par Vincent Glad mais avec 3 ans de retard, spécialité de tous les groupes indies selon google images, et même le t-shirt en dessous censé faire original est un fail. Quand ça veut pas. E) oh et puis nan quoi, le faux tatouage fait au marqueur, là sans déconner ? Ah, et dernier point, aller à Londres pour en ramener une profile pic c’est vraiment bolosse.
14 septembre 2010
Folies bourgeoises
Gossip girl à Paris, tu te souviens pas ? t'as pas réussi à te déplacer rue de Charenton l'autre jour parce que 11 000 kids attendaient que Chuck et Serena fassent une apparition, comme si respirer le même air qu'eux augmentait nos chances de se les taper un jour.1)Paris vu par les New Yorkaises
Havre de paix, paradis du luxe et centre culturel mondial, les paysages s'accumulent pour la promo du patrimoine, merci pour la Tour Eiffel mais y a quand même une forte odeur d'égout à Pont de l'Alma.
2)Le pourquoi du guest
- Karlie Kloss joue la secrétaire chez Maman Blair, elle est grande et maigre, bref, elle est pareil que dans les pubs Dior.
- Lou Doillon joue la pote de Serena pendant exactement 25 secondes. Elle semblait captivée pourtant. Mais c'est Lou Doillon, donc même si elle faisait une apparition dans Tron, ça me gênerait pas.
- Clémence Poesy semble bénéficier d'un rôle un peu plus influent : elle guérit Chuck avec de la vodka et nous gratifie de son expression mi-inquiète, mi-chien battu comme si Stéphane Bern avait squatté le background.
3)Le placement de produits
Avant Serena avait un Samsung rose, maintenant, elle a un iPhone 4 (je fais des efforts là)
Les plans sur les diverses échoppes, le name drop perpétuel (avec l'accent américain-teenager-qui-découvre-google-earth) et les achats modestes m'ont fait prendre conscience d'une chose qui m'empêchera de dormir : si elle est autant friquée, pourquoi elle se balade en sarouel fluo ?
4)Le charme parisien
Blair rencontre un gus qui a des contacts chez les Grimaldi, forcément ça la fait mouiller jusqu'à que Serena tape l'incruste. S'ensuit un dîner chez Baccarat où Blair joue au socially awkward penguin. Trop dommage, ils s'étaient rencontrés devant "Le Déjeuner sur l'herbe" de Manet, peinture impressionniste qui confirme son côté romantique "c'est bon signe". Le mec zone donc à Orsay pour se taper des rates étrangères. Propre.
5)Les autres se la collent en attendant
C'est l'entrée dans l'âge adulte qui détermine les occupations des autres personnages : Dan devient papa, Nate fait la fête.
Les darons BCBG gèrent (comme d'hab) les déboires de leurs gosses à coups de téléphone et une piste sur l'identité de Gossip girl est lancée, mais ça, on s'en tape.
Cet épisode n'a donc pas d'intérêt particulier, sauf si tu es ministre de la culture ou étudiant en marketing international.
26 juillet 2010
"Il ressemble à Tortue Géniale mais avec des cheveux"
J'ai clairement mis du temps à me réveiller de mon coma URL mais quelques heures devant Trace TV et une envie injustifiée de poster "Eenie Meenie" m'ont laissé croire qu'il était temps pour moi de revenir ici.J'avoue tout, le dernier album de M.I.A. me fait flipper, pas pour le côté "mon directeur artistique est parti à Mayotte" ni pour les clips remplis de farfadets roux mais disons qu'à cause de cette fille, j'ai failli m'acheter une fringue Andrea Crews.
Et le concert de Wavves de l'autre jour était bien trop maladroit pour que je trouve un truc constructif à dire sur des gus qui en sont à leur 3ème album mais qui ont l'air d'avoir 11 ans.
Ne nous étonnons donc pas si je poste un des morceaux de la B.O. d'un film de vampires (devinez lequel) de Bat for Lashes et de Beck (crédibilité indie +1). Certes, le début sonne comme un Frozen VOIRE du Enya mais y a un aspect mystico-enfant-sauvage-perdu-dans-le-Machu-Picchu assez attractif.
Sinon, ça m'a aussi fait penser à la musique d'ambiance qu'ils passent dans les pubs Club Med.
Bat for Lashes feat. Beck - Let's get lost
18 juin 2010
Allez les bleus
14 mai 2010
Rencontre avec Jean Charles de Castelbajac, suite et fin
Quelle différence faîtes-vous entre votre activité de créateur de mode, d’artiste contemporain, de cinéaste, d’auteur de chanson ?C’est un peu comme mon blog, en fait. D’ailleurs je pense bientôt arrêter mon Facebook pour lancer mon blog, même si je ne sais pas vraiment comment faire. Ce que j’aime dans Internet, et Facebook, c’est la réactivité et la proximité. En général, lorsqu’on fait un métier comme le mien, on est très loin. Moi-même, j’ai été très loin, dans ma vie antérieure. J’étais dans une sorte de Tour d’Ivoire, dans des sublimes bureaux. C’était les années 90, je ne comprenais pas vraiment l’époque et elle ne me comprenait pas du tout : c’était une époque sur-vitaminée par l’argent qui arrivait des financiers sur le monde de la mode, moi je voulais rester dans mon univers onirique… Et puis un jour, Internet est arrivé dans ma vie, il y a à peu près 10 ans, et j’ai compris. Moi par exemple, qui n’avais jamais eu de budget de publicité (car je n’étais pas une entreprise qui avait fait trop de concessions), j’ai compris qu’Internet était une autre façon de communiquer, de créer. Comme quand j’ai fait Hotel Kittyfornia. Si j’avais le temps, je ferais plus de courts métrages pour Internet. Mais vous savez, je ne reçois pas que des compliments sur Internet.
D’ailleurs, est-ce important pour vous d’avoir un retour direct sur vos créations ?
Bien sûr. Internet n’est pas du tout quelque chose de consensuel. Peu de gens de ma génération ont compris ça : cette proximité est essentielle, comme le fait d’être juste au dessus de ma boutique, dans cette rue, d’être impliqué dans la vie. Sinon, pour moi, ça n’a pas de sens. Je crois que mon rôle, si je peux en avoir un, c’est, et j’espère que ça sert à votre génération, de montrer un chemin : montrer qu’on peut être différent et y arriver quand même.
Ma grande qualité, je pense, est d’être totalement obstiné et têtu.
Comment voyez-vous l’évolution de la culture populaire ? Elle tend parfois plus vers le Porno Chic Soft que vers le Pop Art. Qu’est-ce que vous pensez, par exemple, lorsque vous tombez sur le clip d’un mauvais groupe de R’N’B ?
Et bien en fait, je zappe tout de suite. Déjà, j’ai du mal avec le R’n’B. J’ai eu du mal à comprendre le Hip-Hop, et même le Grime, car ce n’était pas une musique que j’aimais. C’était une musique qu’aimaient mes fils (Eminem, Snoop Dogg…), même si étrangement ce sont les rappeurs qui aimaient le plus mon travail. Alors certains comme Dizzee Rascal sont venus vers moi et m’ont appelé JCDC. Mais, finalement, j’ai compris qu’au travers de leur musique, il y avait cette colère qu’avaient les Sex Pistols, par exemple, et que c’était une sorte de musique tribale, de guerre… Mais le R’n’B, j’ai vraiment du mal, même si j’habille parfois Beyoncé ou Rihanna. De toute façon, il y a tellement de sous-catégories dans la musique ! Même dans l’electro, si on écoute Crystal Castles ou Justice, c’est différent, même si ce n’est pas très éloigné.
Est-ce que vous relookeriez Nicolas Sarkozy s’il vous le demandait ?
Pour lui donner des conseils, pourquoi pas. Par exemple, ses vestes sont trop longues, sa cravate est trop large, il devrait avoir des souliers plus pointus. Ce sont des détails, mais je le ferais pour tout homme : je pourrais dire par exemple à François Hollande qu’il a besoin d’une paire de lunettes noires pour dessiner son visage, alors qu’il a des montures transparentes. Mais ça, c’est de l’ordre de l’humain… C’est tellement mis au 2ème plan, en France, cette histoire d’être en phase avec soi-même chez les politiques… Quand je vois De Villepin qui flotte dans ses costumes alors que c’est un athlète, je me dis qu'il vaudrait mieux qu'il s'habille en Lanvin. Mais je ne serais pas sollicité, je pense, même si dans la vie j’ai été sollicité par des gens qui me surprenaient comme un prêtre des prisons à Poissy… Mais c’est amusant, j’aime bien par exemple les émissions du type « Relooking Express » : c’est vraiment participer à révéler les autres.
Si vous aviez dû choisir une autre voie, laquelle auriez vous emprunté ?
Je ne saurais pas trop quoi dire, car j’arrive aujourd’hui à vraiment rejoindre la voie que je voulais rejoindre. J’ai fait l’arbre de néons pour Gaz De France, là je vais faire Henri IV en Jedi… Mon idée c’est vraiment de chromatiser les villes : j’espère que je vais pouvoir faire Paris en multicolore pour Noël prochain. Là j’ai été sollicité par Lyon pour transformer la Rue de La République en voie spatiale : j’aime bien cette idée d’investir les villes. Parce que quand je vais à Berlin, lorsque je lève les yeux la nuit, c’est vraiment Luna Park, David Lynch, il y a quelque chose d’émouvant. Mais la beauté des villes ne suffit pas, la nuit doit transformer, comme elle nous transforme tous. La nuit est un univers que j’adore.
Quel est votre livre préféré ?
Comme petit guide spirituel, j’ai un livre qui s’appelle Gorin No Sho, écrit par un Samouraï qui s’appelait Miyamoto Musashi autour de 1620, et dans lequel il y a les 5 éléments : la Terre, le Feu, l’Eau, l’Air, et pour le dernier chapitre, qui est bouleversant, le Vide. Le Vide, c’est à dire cette dimension abyssale de la connaissance : Miyamoto Musashi était le premier Samouraï Punk. Il a été invaincu durant sa vie alors qu’il était autodidacte, qu’il se battait avec un sabre de bois. Mon autre livre, c’est Les Diaboliques, de Jules Barbey d’Aurevilly, dans lequel il y a une nouvelle extrêmement troublante qui s’appelle « Le bonheur dans le crime ». Je trouve qu’il y a une élégance visionnaire dans la manière d’écriture de Barbey d’Aurevilly. Enfin, dans les « 3 Contes » de Flaubert, il y a pour moi le texte le mieux écrit de la littérature française, « Saint Julien L’Hospitalier ».
Et votre auteur favori ?
Mon premier coup de foudre a été Maupassant, notamment car, chez les prêtres, on interdisait de le lire. La première chose de Maupassant sur laquelle je suis tombé, c’était « Le Horla », le moment où il devient fou, et je me suis vraiment retrouvé dans l’écriture de cet homme, il y avait quelque chose de très concis… Ensuite j’ai compris, grâce à mon parrain, que Maupassant était le père spirituel de tous les journalistes car il pouvait y avoir dans son écriture l’émotion et l’efficacité. J’y pense parfois en réalisant des projets, j’essaye de faire passer l’émotion dans un cadre très court, comme dans une nouvelle.
Qu’est-ce que vous lisez actuellement ?
Je viens de finir une biographie d’Edgar Allan Poe. J’avais un ami à Baltimore. Alors que j’ai passé 10 jours là-bas, à attendre cet ami qui était hospitalisé, j’ai passé mon temps à marcher sur les traces d’Edgar Poe. En fait, à Baltimore, il a 3 tombes, sur lesquelles il y a un point commun : on y trouve toujours des bouteilles de Jack Daniels. J’ai aussi lu un livre qui s’appelle « Les Disparues de Vancouver », et qui raconte l’histoire de ces 66 jeunes filles qui ont été kidnappées par un Serial Killer sans que l’état ne dise rien en raison des Jeux Olympiques en préparation. Un vrai cauchemar.
Y a-t-il un tableau qui vous émeut particulièrement ?
C’est dur de choisir une image quand on est tant amoureux d’elles. Mais il y a un tableau, un diptyque de Claudio Parmiggiani qui s’appelle Physionomie Céleste, et qui représente le dos d’une femme avec, d’un côté une constellation de grains de beauté dans son dos, et de l’autre des étoiles. Il y a aussi un autre tableau, de Bernhard Prinz, qui représente six oreillers et qui raconte tous les états de la vie à travers ces oreilles : l’oreiller où l’on naît, l’oreiller où l’on dort, l’oreiller où l’on fait l’amour… Jusqu’à l’oreiller où l’on meurt.
À propos du court-métrage que vous avez réalisé avec Mareva, est-ce que vous aimeriez en faire plus ?
J’adorerais faire un long-métrage. Mais j’aimerais faire aussi un opéra rock… Après, il y a un problème de timing. Il faudrait prendre une option sur une autre vie. Je suis entouré de pleins de gens qui sont très talentueux, et comme j’aime bien l’idée de groupe, je préfère participer. Là par exemple, on est en train de faire notre plateforme de vente en ligne, suivi d’un blog, pour JCDC, nous cherchons un opérateur. Quelqu’un qui soit là, qui s’occupe de le nourrir… J’adore cet endroit, c’est un peu comme une Factory, un atelier : en bas nous faisons nos shootings, en dessous il y a les archives, un jour peut-être il y aura un réalisateur. Vous savez, si j’avais les moyens financiers aujourd’hui, je pourrais aller plus loin dans ma révolution. Je n’envisagerais pas la communication comme le font mes collègues.
Justement, est-ce que vous aimeriez qu’on fasse un film sur vous ?
Là, je suis en train de préparer pour Lechêne un livre énorme de 600 pages sur mon histoire de touche à tout, où il y aura justement... tout ! Ce sera une sorte de foisonnement. Vous savez, il y a ce programme "Empreintes", sur la 5, où on raconte de manière très solennelle des histoires de gens qui font partie d’une « légende »… J’aimerais y figurer. Mais pour un biopic, j’aimerais aussi que ce soit quelqu’un comme Michel Gondry, ou Spike Jonze qui le réalise. Je me sens proche de Spike Jonze. Pour moi, le nouveau pop c’est vraiment ça : il y a quelque chose d’un peu sombre, comme dans ce clip de Kanye West où il joue comme s’il était ivre dans une fête… quelque chose de très étrange. Cette dimension m’interpelle.
Est-ce que vous avez le sentiment d’appartenir à un courant artistique, de dépasser le cadre de la mode ?
Sincèrement, je ne sais pas répondre à ça. C’est à vous de le dire. Je n’ai jamais vraiment appartenu à la mode, et la mode ne m’a jamais vraiment appartenu. Mes premières passions, ça a été le cinéma d’Antonioni, le bruit des Yardbirds, les images que créait Basquiat… Donc inévitablement, j’ai trouvé plus d’écho dans ces visionnaires que dans la mode. Même s’il y a des gens dans la mode, comme Karl Lagerfeld, qui m’intéressent. Karl ne m’intéresse pas pour la mode, il m’intéresse en tant que communiquant. C’est là qu’il m’interpelle. Après, la mode, c’est beau, mais ce qui m’intéresse c’est ce qu’on trouve autour.
Est-ce que vous trouveriez flatteur d’être classé comme un membre du mouvement Pop Art ou serait-ce pour vous trop réducteur ?
J’y suis. Mais c’est un peu simple. Pour moi, le Pop Art a toujours été un bel effet de mimétisme, qui a aussi caché des années de ma vie où j’ai été habité par l’idée qu’il fallait souffrir pour créer alors que je produisais des images très joyeuses même si j’étais derrière dans le tourment. Quand vous dites Pop aux gens, ils vont vous dire Mickey… Mais pour moi, il y a derrière Pop une partie de ma vie. Mais oui, je suis définitivement plus pop que gothique !
En ce qui concerne Mareva, quel est son rôle ?
Elle n’est pas très intéressée par la mode. Elle porte des jugements, mais elle est vraiment habitée par ses projets. C’est là notre point commun. Elle n’a pas fait des choix faciles, car après son destin de Miss elle aurait pu prendre un chemin différent, mais c’est là qu’on se retrouve : on est assez exigeants l’un pour l’autre. Il y a cette dimension, qui je pense, est une sorte de spectre ou de miroir. Elle m’a appris que le bonheur, la sérénité, pouvait être un vecteur de création. Elle m’a appris à sourire.
Est-ce que vous vous rappelez de la première chose que vous lui avez dite ?
Je ne crois pas me souvenir de la première chose que je lui ai dite, mais je me souviens (et c’est la première et dernière fois que j’ai fait ça dans ma vie) lui avoir fait du genou !
Pour finir, est-ce que c’est difficile de travailler ensemble ?
On ne travaille pas ensemble. Elle travaille sur son nouvel album, va sûrement partir l’enregistrer aux Etats-Unis, partir en tournée avec Nouvelle Vague, travaille sur son émission Do You Scopitone ? (Paris Première). On ne travaille pas ensemble : elle n’est pas mon mannequin, mais elle m’inspire. Mais ce n’est pas vraiment une muse. Dans « muse », il y a quelque chose d’assez figé, alors que je ne suis pas vraiment inspiré par une personne, mais plutôt par votre génération. Je suis un fan, un top fan. Quand je suis avec Alice de Crystal Castles, avec mes potes des New York Dolls, que je retrouvais récemment comme une famille, je suis fan. Et quand j’ai dit adieu à Malcolm Mc Laren, j’ai dit adieu à une icône, même si on était amis depuis 35 ans.
Je suis fan du talent des autres, et je pense que c’est mon élixir de jeunesse.
7 mai 2010
Rencontre avec Jean Charles de Castelbajac, 1ère partie.
