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6 juin 2011

Journaliste.

Si j'étais une bloggueuse mode influente, je pourrais qualifier cette reprise d'Arcade Fire de "grandiloquente" voire d' "aquatique" et utiliser d'autres termes pompeux qui te feront comprendre qu'une influence Mount Kimbiesque s'est glissée dedans (en gros).
Pour insister sur ma volonté à te prouver que cette cover touche à la perfection, je te conseillerais même de l'écouter sans modération car cette nouvelle sensation compte bien buzzer cet été, et que cette voix atypique fait d'elle une découverte - perle rare - James Blake au féminin (rayez la mention inutile)

Je me reposerais finalement sur l'avis pertinent d'une collègue pour te faire accepter le bien fondé de mon propos. C'est Automatic Druggie qui a dit que c'était super ;)


Musicalement.

24 juillet 2010

la flemme


tu sais comment c'est, l'été, la plage. ça pue les années 80, des motifs des maillots de bain aux lunettes noires à week-end à rome qui passe au bar, y'a la soeur de ta copine que tu reluques et que tu noies pour la tripoter un peu, les mégots froissés dans le sable et la dernière gorgée de heineken qui bouillit au fond de la bouteille, en trois exemplaires, les bouquins pleins de sable, toutes ces filles à moitié nues et la peau et la peau et la peau et toute cette peau brune et ces cheveux en auréoles et l'eau et l'eau et l'eau enfin bref tu vois le tableau.

l'été donc et les années 80 et les vacances au soleil et les filles et les synthétiseurs et the suburbs et arcade fire qui se prennent pour au revoir simone, une sorte de depeche mode vs. la croisière s'amuse, de joy division vs. la compagnie créole, mais c'est bon bon bon.


the suburbs alors? à croire qu'arcade fire ne fera jamais un album profondément joyeux, serein, reposé, malgré la cavale des mélodies et les guitares furieuses et les synthés endiablés (j'adore ce mot). le premier était marqué par les décès multiples, le second par la paranoia de la grande ville, et celui-ci, par la banlieue, étonnament, éminement, et évidemment. on retrouve les chansons aux titres identiques mais différentes et c'est cool. on y parle de l'attente, de la modernité et de comment ça se passait avant, quand il y avait un peu d'excitation, et pas simplement l'ennui, lourd, de la province, tamara drewe bonjour; filer le train de la métaphore du titre d'un album, c'est fait. les chansons qu'on avait entendu sur les rips des lives sont là, égales à ce qu'on en connaissait, rococo est donc toujours chiante, mais les nouvelles sont à la hauteur comme prévu, deep blue ou empty room, par exemple, et puis voilà, le résultat final, mélodique, cohérent, dense dense danse tu l'avais vraiment pas vu venir celui-là, est entêtant et obsédant et va bien truster les tops 50 annuels des magazines préférés des bobos, des hipsters, et de la table basse du salon de chez tes parents.