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6 novembre 2010

J'ai besoin d'un autre verre.


i'm really feeling like shit right now. i've been to a student bar, proceeded to get drunk watching girls i could not talk to, did not feel like talking to, did not know how to talk to, cause that was not the place, and the music was shit and i feared my friends would be assholes, so i just left.

now you know, i bought a fucking muffin and i'm scrobbling trough her pictures, and i'm just too damn fucked up, because i love her mouth you know. take it all back, just give me her mouth, i don't care about her twitter account or her nice dresses, i'm just in love with her fucking mouth. and it's not about a blowjob or what the fuck you could do with this awfully beautifully looking mouth, it's just about fuck it, i want you to smile at me with this two motherfucking lips. that's fucked up cause i barely know her, she's 6000 motherfucking kilometres away, you know, and that's fucking tearing me apart, i'm into pieces right now. i'd flick tumblr to cry looking at pictures saying "i want to fall asleep with you". cause that's what i wanna do, i want her to mutter in my hear that ooooouh she loves me so, and why she loves me, she'll never know. but i guess that will never happen cause when i come back this will all be over, this will already have ended in tears.
she already has all the reasons in the world to hate me. i mean, she also has all the reasons to love me. i'm good looking, but i'm gone, yes, i'm clever, and witty, and fuck it, i'm brilliant, but i act like a dumb pretentious motherfucking scum, i'm a motherfucking dumb pretentious scum cause i'm fucking insecure, you know? i'm juste a pretty damn fucking insecure dumb fuck and well, i'm not craving for anyone to tell me that it's all gonna be okay in the end, that's true, that's a melodramatic lie, i'm just looking for someone who'll tell me that it's fucking okay that i'm a just a pretty damn fucking insecure dumb fuck and that i dont need to, that there's no reason for me to be a motherfucking damn fucking insecure dumb fuck.


that's what i tought i had found, like not really found, but there were some hints, you know, but really, reality call, reality check vadim, does a number of fucking internet conversations add up to form an hint that she's the one? are you really that stupid? you went to college, you read books, who the fuck do you think you're fooling? yeah yourself. easy answer, isn't it?

so yeah i'm not saying i love her, actually, i'm not that a pretty damn fucking insecure dumb fuck, but i could have love her some other time some other place and that's what making me feel like shit, like did i really screw up this also? did i really prevent her from like falling in love with me in the future? or maybe there wasn't any chance she'd fall in love with you. maybe you just dreamed all that shit, because you're a pretty damn fucking insecure dumb fuck. that's another possibility, and well, doesn't it make you feel even more like shit? yes it is. you're an awesome pretty damn fucking insecure dumb fuck vadim, i hope you're conscious of this.

29 octobre 2010

Carrefour à laisser libre.


« Elles sont belles tes photos. »

C’est ce qu’elle m’a dit en m’abordant. J’étais plutôt attentif, parce que pas saoul donc j’ai remarqué 1) qu’elle avait engagé la conversation, parce que je suis perspicace, 2) par un compliment, parce que ça sonnait pas ironique pour deux sous, 3) qu’elle avait touché juste. Sincère ou pas, tu sais, elle avait dit « belles ». Pas « jolies », aka « mignonnes », ni « cools » aka « j’adore l’argentique, même des photos de sabots je les mettrais sur mon tumblr », ni « sympas » aka « tu te prends pour un artiste, laisse-tomber, mais je te choperais bien quand même ».

Nous avons discuté un peu, de pas grand-chose, présentation usuelle, qu’est ce que tu fais dans la vie, ils font quoi tes parents, c’est quoi ta couleur préférée, puis elle a dit : « tu veux pas qu’on aille ailleurs, y’a trop de monde ici, ça m’ennuie ». Nous sommes logiquement passé dans une autre pièce parce que j’allais pas cracher sur un moment avec elle, genre que nous, parce qu’elle me plaisait, clairement, et donc je l’ai suivie, elle devant et moi avec la main sur son coude ou doucement en bas de son dos, comme si c’était inintentionnel, mais suffisamment appuyé pour que ce soit pas le cas.

Comme finalement nous nous plaisions tous les deux, je pense, nous étions bien à l’aise parce que nous voulions que tout se passe bien et finisse comme il se doit, et nous riions et surtout des autres, parce que c’est le plus simple, que c’est aussi ce qui rapproche deux inconnus, genre us vs. them. Du coup nous avions cette impression, avec les phéromones et la tize, d’être faits pour s’entendre, même si nous aurions pu supprimer tout ce cirque pour réduire tout ça à une histoire de cul, mais je crois que je tenais assez à ce décorum, à ce petit jeu, surtout que j’avais l’impression de gagner, même s’il était à somme positive.

Je lui avais jamais vraiment parlé avant, elle m’avait ajouté sur fb, genre mesure d’approche, et même si elle avait pas effectivement maté ces photos, elle avait quand même bien troussé son truc, alors soit j’étais touché, impressionné par sa sincérité, soit par son machiavélisme.

Je connaissais pas non plus son entourage, ce qui m’empêchait d’entendre les vérités qu’on aurait eu à me confier sur son compte, plus ou moins mesquinement. Je pouvais pas savoir si - je pouvais la ramener chez moi le premier soir – jouir dans sa bouche – en tomber amoureux – la tromper avec sa meilleure amie après – une semaine d’ivresse sans la voir ou si – tout ça n’était que pour la galerie et absolument pas pour le tableau de chasse, parce qu’on la suspectait de saphisme, - si c’était son genre de complimenter tout le monde sur tout et rien, - si son sourire à pleine dents était une façade en briques de prozac ou pas du tout, - si elle avait des amis fidèles à qui je pourrais l’abandonner ou –si elle se laissait de tout et surtout des gens très vite, trop vite, plus vite que moi, genre à quelle vitesse concrètement ?

Je lui ai dit que j’allais chercher mes clopes dans mon blouson dans le salon, de m’attendre ici, que je revenais. Je pensais à ce que j’allais faire après sur le chemin, dans les deux sens, puis j’ai vu qu’elle était partie sans rien dire, ni à moi ni à personne.

J’ai fermé gtalk, puis facebook.


Cassius est de retour et fait une pub pour son application iphone. Perso je m'en cogne, j'ai un Nokia, mais ces deux minutes de plainte langoureuse me font rêver et compenseront tout mauvais texte à la chute bancale.