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12 juin 2011

boire


i haven’t fallen asleep sober for six days now. i’m kinda scared that i would not be able to sleep if i did not drink. it’s not that it’s safer when i’m sober, but i already feel so messed up, so wasted anyway. i’ve been a little bit lonely these days. like, i kinda feel like shit. i mean, i’m scared of what i’m able to do when i drink, like calling her, or sending her texts to tell her i miss her, all this shitty stuff, but well, somehow i need to get it out of my head, or i’m gonna lose it, and i'm better off wasted. so i just drink myself to numbness. it’s painful anyway, knowing that she must think that i’m a big big mess or a creep or anything that’s too stupid to have feelings. like, it’s not true, i’m not. i’m just going through this phase, well let’s call it a nervous breakdown, where everything collapses and i just lose everything. i lose everything because i want it to be perfect and just like i dreamed it, and i insist, and i want to make square pegs fit in holes not made for love. and, you know, then i try to make things right, and they only get worse. i want things to be easy and smooth, like, i wanted to invite you to come over to watch rushmore and drink and shit, and maybe then we would have kissed or i don’t know, just, you know, things would have been nice, like it could have been a movie, and i would not have anything to do, just follow somebody else’s plan without ruining it, cause it seems that’s what i do best. breaking things that i like and want or i don’t know exactly, maybe i’m just scared of happiness and shit. and it's easier that way, to ruin things that can't be like i want them to be, so i don't spend weeks spitting regrets and sadness at how things are when they could have been so lovely. it's better to just tell everyone to fuck off, i feel i have some control on my life this way, even if it is to just make a mess of myself. it's kinda stupid since i'm not even hurting anyone except myself and i kinda look pathetic, but i still have this feeling that i'm not just suffering people's indecisions or shit. anyway i don’t know, sounds like trying to be yourself, trying to be like, honest, is really a shitty plan, or maybe i’m just trying too hard, but i just want to disappear and not, like, care anymore. care about the fact that she hates me or, worse, doesn’t give a fuck about the state i’m in, about the state i am in “because of her”, and well, i just want to go back to this moment. like, when i was kissing her and she was running her hands on my chest and all that stupid and hot as hell shit, because that was good and i was happy, and i wasn’t a loser yet.

fuck it, anyway, this shit doesn’t matter cause i feel dead insid… well no, i’m fucking alive because i’m hurt in my mind and my body and my heart or whatever, but anyway, the "one" girl would be scared or wouldn’t believe me, and i don’t even know which one is the "one" girl cause i’m fucking lost, and it actually doesn't matter, and i need a drink.

birthday - junior boys

29 octobre 2010

Carrefour à laisser libre.


« Elles sont belles tes photos. »

C’est ce qu’elle m’a dit en m’abordant. J’étais plutôt attentif, parce que pas saoul donc j’ai remarqué 1) qu’elle avait engagé la conversation, parce que je suis perspicace, 2) par un compliment, parce que ça sonnait pas ironique pour deux sous, 3) qu’elle avait touché juste. Sincère ou pas, tu sais, elle avait dit « belles ». Pas « jolies », aka « mignonnes », ni « cools » aka « j’adore l’argentique, même des photos de sabots je les mettrais sur mon tumblr », ni « sympas » aka « tu te prends pour un artiste, laisse-tomber, mais je te choperais bien quand même ».

Nous avons discuté un peu, de pas grand-chose, présentation usuelle, qu’est ce que tu fais dans la vie, ils font quoi tes parents, c’est quoi ta couleur préférée, puis elle a dit : « tu veux pas qu’on aille ailleurs, y’a trop de monde ici, ça m’ennuie ». Nous sommes logiquement passé dans une autre pièce parce que j’allais pas cracher sur un moment avec elle, genre que nous, parce qu’elle me plaisait, clairement, et donc je l’ai suivie, elle devant et moi avec la main sur son coude ou doucement en bas de son dos, comme si c’était inintentionnel, mais suffisamment appuyé pour que ce soit pas le cas.

Comme finalement nous nous plaisions tous les deux, je pense, nous étions bien à l’aise parce que nous voulions que tout se passe bien et finisse comme il se doit, et nous riions et surtout des autres, parce que c’est le plus simple, que c’est aussi ce qui rapproche deux inconnus, genre us vs. them. Du coup nous avions cette impression, avec les phéromones et la tize, d’être faits pour s’entendre, même si nous aurions pu supprimer tout ce cirque pour réduire tout ça à une histoire de cul, mais je crois que je tenais assez à ce décorum, à ce petit jeu, surtout que j’avais l’impression de gagner, même s’il était à somme positive.

Je lui avais jamais vraiment parlé avant, elle m’avait ajouté sur fb, genre mesure d’approche, et même si elle avait pas effectivement maté ces photos, elle avait quand même bien troussé son truc, alors soit j’étais touché, impressionné par sa sincérité, soit par son machiavélisme.

Je connaissais pas non plus son entourage, ce qui m’empêchait d’entendre les vérités qu’on aurait eu à me confier sur son compte, plus ou moins mesquinement. Je pouvais pas savoir si - je pouvais la ramener chez moi le premier soir – jouir dans sa bouche – en tomber amoureux – la tromper avec sa meilleure amie après – une semaine d’ivresse sans la voir ou si – tout ça n’était que pour la galerie et absolument pas pour le tableau de chasse, parce qu’on la suspectait de saphisme, - si c’était son genre de complimenter tout le monde sur tout et rien, - si son sourire à pleine dents était une façade en briques de prozac ou pas du tout, - si elle avait des amis fidèles à qui je pourrais l’abandonner ou –si elle se laissait de tout et surtout des gens très vite, trop vite, plus vite que moi, genre à quelle vitesse concrètement ?

Je lui ai dit que j’allais chercher mes clopes dans mon blouson dans le salon, de m’attendre ici, que je revenais. Je pensais à ce que j’allais faire après sur le chemin, dans les deux sens, puis j’ai vu qu’elle était partie sans rien dire, ni à moi ni à personne.

J’ai fermé gtalk, puis facebook.


Cassius est de retour et fait une pub pour son application iphone. Perso je m'en cogne, j'ai un Nokia, mais ces deux minutes de plainte langoureuse me font rêver et compenseront tout mauvais texte à la chute bancale.